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| Compte-rendu de lecture | Mise à jour: 02 Juin 2008 | Retour page d'accueil |
| - Kathane Makaya L'ouvrage que nous présentons ici est un livre de Georges Jehel intitulé « La Méditerranée médiévale de 350 à 1450 » publié aux éditions Armand Colin, dans sa collection « Cursus » A° C'est un ouvrage d'histoire sur le Moyen-âge méditerranéen. Il fait une analyse des périodes troubles du Moyen-âge au cours desquelles la Méditerranée a été la proie des invasions du Nord et de l'Orient, puis, à partir du XIème siècle, l'auteur met en lumière la phase d'organisation des trois pôles qui se partagent l'influence jusqu'à ses périphéries : La chrétient d'Occident, l'Empire byzantin, les États musulmans. Mais, c'est un monde qui n'est pas figé. À part les faits politico-militaires, l'auteur analyse également les activités économiques, sociales, la démographie, la culture, la religion, l'architecture, etc. B° Georges Jehel est professeur des Universités et au moment où paraît son ouvrage « La Méditerranée médiévale...» Il enseigne l'histoire à l'Université de Picardie. Il a publié plusieurs ouvrages, seul ou en collaboration. Il est surtout spécialiste du Moyen-Âge. Ses études tournent autour du bassin méditerranéen, du Maghreb, de l'Italie, de l'Occident chrétien et de leur interrelation avec le monde de l'Islam. Il reste que si Georges Jehel utilise les Éditions Armand Colin, notamment la Collection « Cursus », c'est pour viser un public précis : La collection « Cursus » a été lancée en 1988. Elle s'adresse en priorité aux étudiants des classes préparatoires et à ceux du DEUG (Diplôme d'études Universitaires Générales) qui correspond à la deuxième année du premier cycle universitaire. La collection présente l'essentiel des connaissances dans toutes les disciplines des sciences humaines. Elle permet à l'étudiant d'avoir un aperçu, pour saisir l'ensemble de la question mais sans approfondir C° Georges Jehel commence son Moyen-âge à partir de 350 A.D. soit plus d'un siècle avant la chute de l'Empire Romain d'Occident, et le termine en 1450, à quelques 3 ans avant la chute de Constantinople. Quelques foyers d'études reviennent constamment dans ce livre : Empire Byzantin, Rome et l'Italie du Sud dont Gêne et Pise mais il n'oublie pas la Septimanie. Le choix de l'auteur se porte sur l'unité de la Méditerranée et de sa civilisation, en raison de l'homogénéité de son climat et de sa culture (l'olivier) mais surtout de la mer, puis de l'Empire romain qui avait su façonner cet espace depuis des siècles voire plus d'un millénaire. L'ouvrage contient 6 chapitres répartis en trois périodes principales : 1° De 350 à 950 la Méditerranée est un pôle d'attraction et un espace de conquête. 2° De 950 à 1250 : Il voit les initiatives occidentales pour récupérer l'espace perdu au profit de l'Orient. Sur ce point, il parle de l'Orient à deux visages que sont Byzance et l'Orient musulman. 3° DE 1250 à 1450, l'auteur estime que la Méditerranée devient un espace ouvert et il analyse la société et l'économie. L'ouvrage est aussi illustré par des cartes monochromes, au nombre de 7 et qui résument les grands thèmes développés : La carte des invasions barbares des IV et Vème siècles en Occident ; la carte du siège de Jérusalem pendant la 1ère croisade ainsi que celle de la ligne de défense créée parles nouveaux États latins d'Orient à l'issue de cette croisade ; il y a également la carte du Maghreb des XI et XIIIème qui montre comment l'Islam 'est gaillardement installé dans cette zone ; l'avant dernière carte concerne le développement commercial et l'évolution bancaire et montre les établissements génois dans tout le pourtour méditerranéen ; une dernière carte montre les principales villes et places commerciales de la méditerranée entre le XIV et XVème siècle Le style de l'auteur est soutenu et ne convient pas aux étudiants de 1ère année mais plutôt à ceux des classes préparatoires habitués à subir la pression des examens et concours ; ceux ayant des connaissances préalables sur les questions abordées et qui cherchent à les rafraîchir. Enfin, l'ouvrage présente aussi des encadrés qui pourraient définir des points de connaissance mais il s'agit plutôt des anecdotes qui apprennent quelque chose en vous distrayant. Chaque chapitre s'articule selon une hiérarchie d'intertitre clairement mis en valeur par la typographie. La distribution des encadrés ou des cartes ne suit pas forcément l'agencement des chapitres ou des titres. Il y a une bibliographie thématique à la fin de l'ouvrage. Celui-ci contient 192 pages. ANALYSE DE L'OUVRAGE. Dans cette partie, nous parlerons de l'idée principale de l'ouvrage (qui en fait sont plusieurs que nous avons essayé de résumer); nous parlerons ensuite de la présentation de chaque partie (des arguments et points de vue qui y pullulent car il n'y en a pas qu une seule idée) ; nous ne manquerons pas de faire une petite conclusion après chacune d'elles. A° L'IDÉE PRINCIPALE DE L'OUVRAGE L'idée principale dans cet ouvrage, c'est l'examen du moyen-âge méditerranéen, particulièrement les périodes troubles au cours desquelles il a été la proie d'un mouvement généralisé d'invasions venues du Nord et de l'Orient, puis de la phase d organisation ou de réorganisation qui en a suivi, ce qui a fait de cet espace et pendant cette période un vaste chantier humain avec tout ce que cela implique comme interférences : politico-militaire, économique, sociale, culturelle, mais aussi de l'énorme brassage culturel dont les conséquences se feront ressentir plus tard dans les réalisations de l'Humanisme et de la Renaissance. B° PRÉSENTATION DES PARTIES ET ORGANISATION DES IDÉES DANS L'OUVRAGE. Bien qu'il soit constitué de six chapitres, cet ouvrage « La Méditerranée médiévale de 350 à 1450 » fait ressortir trois grands axes de réflexion que nous allons présenter selon les étapes suivantes : 1°Premier axe de réflexion : De 350 à 950 : La Méditerranée constitue un pôle d'attraction et un espace de conquête. Pour Georges Jehel, l'Empire romain se relève difficilement de la guerre qui marque la fin de la tétrarchie. Mais surtout il se divise en deux. La période est caractérisée par l'effondrement de l'Empire Romain d'Occident et son corollaire, le relèvement de Byzance, mieux, de l'influence de celle-ci dans la Méditerranée. L'Italie devient l'épicentre de l'effondrement, Rome constituant l'enjeu du pouvoir vers laquelle vont converger les invasions des Huns et des autres barbares, notamment les Wisigoths ou les Ostrogoths. On note un souci constant pour Byzance de récupérer des territoires désormais aux mains des barbares ou tout simplement d'établir un équilibre. Plus loin, à partir des VII et VIIIème siècle, il y a des remaniements politiques et culturels dans l'espace méditerranéen. À l'Est, dans les Balkans, les Slaves troublent la quiétude de Byzantins tandis qu'un État bulgare est reconnu. Par ailleurs, la poussée de l'Islam en Orient est vécue comme une agression. Byzance fait face, mais très vite l'Islam étend sa zone d'influence en ayant une prépondérance sur la mer. À l'Ouest, les Arabes sont en Afrique et celle-ci devient le Maghreb alors que l'Espagne devient l'Al-Andalus. Dans cette confusion, les nouveaux rapports s'établissent, entre 750 et 950 quand les Carolingiens contiennent la poussée islamique en la refluant vers l'Espagne. L'auteur analyse aussi le phénomène de la piraterie qui devient de plus en plus un fléau, insaisissable comme la main invisible des économistes. Sur ce fragment de temps, les tensions convergent vers l'Italie. La Sicile est islamisée. A Rome, la papauté est fragilisée par la dislocation de l'Empire carolingien et tente nolens volens d affirmer sa prééminence pontificale face au patriarcat de Constantinople. Les papes se font et se défont au gré du grec Théophylacte, de sa femme, ses filles et petites filles. C'est la pornocratie. Dans l'Empire d'Orient, Hongrois et Sarrasins harcèlent Byzance. Mais vers le Xème siècle, Byzance réagit et refoule les Arabes à l'Est en même temps que les Bulgares à l'Ouest. Pour conclure sur cette première période, Georges Jehel insiste que l'effondrement de l'Empire Romain a fait basculer l'espace méditerranéen qui n'a conservé sa structure matricielle que par un déplacement de son centre de gravité vers Constantinople. Et c est de juste, car du IV au IXème siècle, Constantinople était devenue la référence du monde chrétien ou de la chrétienté. Entre 650 et 750, c'est l'épreuve de force entre la chrétienté renaissante mais divisée et la dynamique musulmane. Vers 800, on voit se dessiner une ligne de partage. Si bien que vers 950, le monde méditerranéen a un autre visage. Il est coupé en quatre : Nord-Ouest, le monde chrétien en gestation autour de Rome et un Empire carolingien aléatoire ; Sud-Ouest, un monde berbéro-musulman divisé lui-même en entités hétérogènes, le Califat de Cordoue et le Maghreb. À l'Est, l'Empire byzantin, et au Sud-Est, l'État abbasside fortement implanté en Irak mais de multiples émirats gangrènent tout autour de lui. 2° Deuxième axe de réflexion : de 950 à 1250 : l'Occident prend des initiatives pour reconquérir l'espace méditerranéen et découvre un Orient à deux visages. C'est la période des croisades. C'est une époque complexe. Plusieurs phases et plusieurs évènements se chevauchent. Pour notre auteur, les motifs religieux, la foi, certes occupent une part importante, mais c'est surtout, la reprise économique qui est à l'origine des croisades. L'Islam en Occident a aussi permis la compénétration des échanges commerciaux. La mutation économique s'opère au début du XIème. Elle est le fait des progrès de l'agriculture qui dégage des surplus et de la reprise démographique de l'Europe. En Orient byzantin, l'attraction des villes sur les campagnes pèse lourdement sur l'agriculture. Certes, l'outillage et la technique ont un bon niveau mais la production ne suit pas. C'est plutôt l'artisanat qui est favorisé, la métallurgie, la céramique, le textile animent de nombreux ateliers urbains. Quant à l'Al-Andalus, c'est un pôle de développement à part entière qui soutient la reprise en Occident. De l'Irak jusqu'à l'Atlantique, les musulmans font preuve d'une grande mobilité qu'enrichit leur capacité d'adaptation par la complémentarité de ses ressources. La prospérité économique apparaît dans l'intensification d'un réseau commercial matérialisé par la création d'un ensemble de bases portuaires, en Andalousie, Provence, Maghreb, Baléares dans lequel il faut voir autant l'effet d'une collaboration entre les principaux foyers de civilisations chrétienne et musulmane depuis le milieu du IXème siècle. Georges Jehel évoque surtout la renaissance spirituelle de l'Occident chrétien. À partir de 1080, les conditions nouvelles permirent de rassembler des forces disparates et de fonder un projet qui conduit à la proclamation de la croisade en 1095. Il parle aussi des villes qui deviennent le ciment de la prospérité économique. Elles s'étendent de plus en plus, étoffent leur fonction d'accueil et de production, des structures administratives naissent tout comme celles de la production et d'échange. Après le monde occidental chrétien et sa prospérité, son émiettement, sa restructuration, son expansion, l'auteur nous entraîne à la découverte de l'Orient aux deux visages. Il parle d'abord de la restructuration du monde musulman entre le XI et XIIIème siècle, en évoquant les bouleversements politiques en Andalousie du X et XIème siècle, l'organisation politico-administrative à partir du redressement du XIIème siècle. L'autre visage de l'Orient, c'est l'Empire byzantin, qui à partir de 1117 voit profiler sa dégradation. Le passage des croisés par Byzance l'ébranle. À partir de la 4ème croisade, en 1204, Constantinople est prise et la dynastie régnante est évincée, mais à quelques kilomètres de là, à Nicée, vers 1211, un autre empire se crée. Pour terminer cette deuxième période, Georges Jehel décèle la genèse d'une nouvelle civilisation. Il y voit une osmose culturelle, car la pérennisation des contacts sur de longues périodes a permis la compénétration dont il pense être le fruit des situations collectives anciennes. Il prend l'exemple de l'Italie où selon lui, depuis le Vème siècle, sur un substrat latin se sont superposées des structures politiques grecques, lombardes, musulmanes, normandes qui ont entraîné l'assimilation des connaissances et des techniques en agriculture, en architecture comme dans les usages administratifs et juridiques. Le commerce des esclaves a aussi été un puissant facteur de ces transferts qui ont parfois abouti à des greffes culturelles et à la fusion d'éléments hétérogènes dans le tissu général. Religion, science et philosophie ont bénéficié des échanges interculturels tout comme le domaine juridique où de nombreux textes coptes, égyptiens ou byzantins traduits en arabe ont servi de référence à la législation musulmane. Il en va de même de la littérature qui a joué un rôle important ou encore le déplacement des hommes, voyageurs, pèlerins et artisans. En conclusion, la période qui s'étend du milieu du Xème au milieu du XIIIème siècle est considérée par l'auteur comme une phase de réaménagement après la rupture consécutive à l'effondrement de la méditerranée antique. Elle traduit également la dilatation des forces d'un Occident dont le potentiel s'est élargi sur les décombres d'un empire franc vivifié par les apports normands et germaniques. Elle correspond enfin à un processus de fixation d éléments qui constituent les lignes de permanences fondées davantage sur les données économiques et culturelles que sur les conceptions et les systèmes politiques. 3ème et dernier axe de réflexion : de 1250 à 1450 : La Méditerranée devient un espace ouvert et l'articulation se fait sur la société et l'économie. La période elle-même n'est pas homogène. Dans un premier temps on voit des remaniements politiques et une expansion de l'économie qui correspondent à la phase de 1250 à 1350, un siècle qui compte avec la reprise des croisades, coïncidant avec le désordre en Orient. Les Mongols reviennent tandis que les Mameluks triomphent en Égypte. La croisade se révèle être une obsession pour les Occidentaux, car même s'ils s'épuisent vers le XIVème siècle, les rêves de reconquête se poursuivent jusqu à la bataille et la victoire de Lépante. D'autres projets et voies se font jour, par exemple les missions. En Italie, c'est le Français Charles d'Anjou qui veut imposer un projet fédéral avec un regard tourné vers l'Orient. Il veut constituer un empire qui englobe Rome, Byzance et Jérusalem mais échoue face aux vêpres siciliennes. En fait, le XIVème siècle est un siècle de grandes entreprises méditerranéennes, maritimes et industrielles. C'est le triomphe de l'impérialisme méditerranéen. Les Génois tentent la première circumnavigation vers l'ouest et échouent près du golfe de Guinée, en Afrique occidentale. Les horizons s'ouvrent et les capitaines d'industries exploitent l'Orient sur un mode quasi industriel. Les Espagnols sont sur la lancée de la Reconquista et arrivent aux Baléares. La mer est donc de plus en plus dominée. Les bateaux s'élargissent et se perfectionnent pour avoir une grande capacité d'accueil. Le réseau portuaire se développe lui aussi et la piraterie qui sévissait depuis le IXème baisse au profit des jeux de courses. De 1350 à 1450, des perspectives nouvelles apparaissent ainsi que des conjonctures nouvelles. À l'Ouest, on assiste à une remise en cause de l'ordre politique et des mentalités, à un renforcement des structures de l'État en même temps que s'amorce l'idée de État Nation. L'église chrétienne est toujours dans ses crises avec un autre schisme qui aboutit à l'établissement d'une autre papauté à Avignon. L'Italie n'arrête pas sa décomposition, alors que dans l'espace ibérique, l'auteur évoque également des crises qui sont le prélude à la constitution plus tard de l'Espagne, grâce notamment au mariage d'Isabelle de Castille et de Ferdinand VI d'Aragon qui eux, vont bouter les Arabes hors de Gibraltar et envoyer le Génois Christophe Colomb pour aller découvrir la route des Indes mais échouera en...Amérique ! À l'Est par contre, Georges Jehel explique aussi des changements. Le redressement de Byzance est précaire, car les Ottomans font irruption dès 1329, les Mongols s'effacent vers 1402. C'est finalement un raz de marée turc qui fait le siège devant Constantinople en 1453. Dès lors, le dernier vestige de l'Empire romain disparaît, et toute la partie orientale sera musulmane. Il en va de même du Proche Orient où les Mameluks poussent jusqu'en Nubie et établissent une civilisation brillante en édifiant un système politique originale. Pour terminer sur cette période, Georges Jehel décortique la société et l'économie. Il relève des crises, la mortalité, la peste de 1348, la désertion des villages, l'abandon des cultures. Crise de conjoncture ou crise de croissance, le XIVè apparaît selon l'auteur comme l'amorce d une nouvelle phase de son évolution. L'auteur esquisse une démographie, puis la mutation économique avant de s'attaquer au brassage socioculturel permanent. C'est surtout avec le renouvellement de l'agriculture que s'effectue la mutation économique. La mer est une ressource marginale. C'est plutôt par le commerce et les échanges internationaux que la mutation économique s'effectue le mieux. On enrichit la cartographie, on perfectionne les techniques financières, il y a l'apparition d'un système bancaire et de l'usure, de la lettre de change. Il y a une dualité complémentaire entre villes et campagnes. On ne saurait oublier la promotion sociale des hommes, par la voie de la culture. Selon l'auteur, le système féodal était en lui-même une forme de promotion sociale, grâce notamment à ses formes juridiques que sont : le serment de vassalité, rituel d'investiture, la formule d hommage, la définition des engagements synallagmatiques etc. Il y a avait d autres formes de promotion sociale, par exemple, les marchands et hommes d'affaires, ou la voie des armes. En fait, dans cette dernière période du moyen-âge, la société est plutôt mobile. On rencontre de plus en plus des voyageurs et itinérants, des migrations autoritaires et les déportations lors des invasions ou conquêtes, puis il y a des migrations fonctionnelles car il existe toujours dans le domaine du travail et de la production d'autres formules qui entretiennent des flux migratoires, pas seulement des mouvements pendulaires à court rayons d'action mais également le peuplement colonial. Quant à l'esclavage, c'est une caractéristique du monde méditerranée qui a toujours des implications économiques. III BILAN ET CRITIQUE DE L'OUVRAGE A° BILAN. La lecture de l'ouvrage donne un aperçu complet de tout le moyen-âge méditerranéen. Rien n est laissé de côté, on peut s'informer et se former à l'étude des grands thèmes du moyen-âge, l'essentiel y est. B° LA CRITIQUE INTERNE. Pour l'étude qui se consacre à la Méditerranée médiévale, il y a des fréquents va et vient sur l'Italie et ses partie, comme si cette partie de la Méditerranée constituait le pays de prédilection de ses études. On peut comprendre que La Méditerranée s'est ébranlée à partir de Rome et a gagné tout le pourtour, il n'en demeure pas moins que l'étude de certaines parties de la méditerranée est survolée. Ce qui agace justement, c'est la profusion des détails sur l'Italie, Rome, Gênes, Pise, Florence, alors que l'Espagne ou la Provence ou même l'Euphrate n'en contiennent pas autant. La méthode de l'auteur est une vision analytique croisée ou en biais dans laquelle, l'auteur par un survol de données ajoute en courant des évènements clés auxquels le lecteur qui veut approfondir devrait y penser. On reste un peu sur la soif des développements. Pour comprendre l'ouvrage, il faut beaucoup d'attention, de volonté et de labeur. L'ouvrage est condensé. Il convient d'avoir des prérequis avant de l'aborder, sinon on somnole devant chaque page. Le style est moins touffu, mais le ton n'en reste pas moins corsé. C° EVALUATION GLOBALE. L'intérêt de lire cet ouvrage est qu'il présente l'essentiel des connaissances sur l'ensemble de la méditerranée médiévale. Les thèmes les plus importants s'y retrouvent. C'est un chantier de thèses, parce qu'on rencontre in fine de nombreux axes de recherches et sied aux étudiants qui sont en quête d'un sujet à approfondir.
Voir : la constitution
irakienne
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