RÉCENTES PERSPECTIVES

EN VIROLOGIE

 

 

 


Revue de presse mensuelle VOL1 N°2 FÉVRIER 2002


Professeur retraité du Département de biologie de la Faculté des sciences de l'Université de Sherbrooke, je me suis, durant mes années actives en recherche, particulièrement intéressé à la caractérisation physico-chimique des virus et de leurs génomes. J'ai, aussi, dispensé, pendant une trentaine d'années, les cours et travaux pratiques de virologie et ai également été responsable des séminaires et travaux dirigés en microbiologie.

Toujours intéressé par ma discipline, dont je m'efforce de suivre l'évolution, j'ai pensé pouvoir faire profiter d'autres personnes de mes lectures en publiant régulièrement sur ce site les tous derniers travaux dont je pourrai prendre connaissance dans divers champs de la virologie. Ce faisant, j'espère être utile aux futures et futurs virologistes, et tout particulièrement aux étudiantes et étudiants de premier cycle , qui trouveront là, très certainement, des sujets pouvant faire l'objet de développements dans le cadre de séminaires ou de travaux dirigés.

En outre, et c'est mon voeu le plus cher, j'aimerais que, à la lecture de tel ou tel sujet, puissent naître des vocations en recherche .

De septembre à avril, ce site sera mis à jour périodiquement chaque fin de mois. Dans l'intervalle, je souhaite, à toutes et à tous, une bonne lecture.

Pour toutes remarques ou suggestions,

 Jean Robin,Ph.D.


NOUVELLES EN VIROLOGIE FONDAMENTALE


Informations nouvelles sur le mécanisme d'injection de l'ADN du bactériophage T4

Une équipe de chercheurs a précisé le mécanisme d'injection de l'ADN de T4. Outre son intérêt pour la virologie fondamentale, ce travail permet également d'escompter des retombées d'ordre pratique, notamment la mise au point d'une nouvelle classe d'antibiotiques.

Référence: Shuji Kanamaru, Petr G. Leiman, Victor A. Kostyuchenko, Paul R. Chipman, Vadim V. Mesyanzhinov, Fumio Arisaka, Michael G. Rossmann. Structure of the cell-puncturing device of bacteriophage T4. Nature415, 553 - 557 (31 Jan 2002)

On pourra trouver résumés et photos aux URL suivantes:

http://news.uns.purdue.edu/UNS/htm14ever/020130.Rossmann.T4.html  

http://www.eurekalert.org/pub_releases/2002-01/nsf-nuo012802.php

http://www.nsf.gov/od/lpa/news/02/pr0207.htm


Habillage moléculaire des virus

Utilisant une panoplie de méthodes chimiques et génétiques, des chercheurs du Scripps Research Institute (TSRI) et du Skaggs Institute for Chemical Biology ont pu attacher des molécules à la surface de virions, conférant à ceux-ci les propriétés de celles là. Cette technique pourrait mener à de nombreuses applications en sciences des matériaux, médecine et électronique moléculaire.

 Référence: Wang, Q., . . . and M.G. Finn. 2002. Icosahedral virus particles as addressable nanoscale building blocks. Angewandte Chemie International Edition 41(Feb. 1):459-462. 


  NOUVELLES EN VIROLOGIE MÉDICALE


VIH


Comme on le constatera ci-dessous, les nouvelles sur le front du SIDA apportent à la fois le chaud et le froid


La pandémie de VIH/SIDA serait pire que la Peste Noire

Le VIH/SIDA devrait causer encore plus de décès que la pandémie de Peste Noire qui a entrainé la mort de plus de 40 millions de personnes au 14° siècle. L'immense majorité des nouveaux cas d'infection par le VIH concerne les pays pauvres et les rapports hétérosexuels sont le mode de transmission le plus courant. Un article publié dans le British Medical Journal du 26 janvier dresse un bilan global de la pandémie et insiste sur le manque de ressources accordées à la prévention et au traitement de l'infection dans les pays les plus démunis.

Référence: HIV prevention strategies lack resources and international commitment. BMJ 2002;324:207-11


Les laboratoires PAMBEC dévoilent un nouvel antirétroviral

Cette nouvelle molécule, inhibe à la fois la réplication et la transcription du provirus (ARN viral intégré) par un mécanisme inédit.

On pourra consulter les sites:

hhttp://www.inpharm.com/intelligence/esp_news0011201.html

http://www.aegis.com/news/pr/2001/PR011139.html


Vaccination anti-HIV: de bonnes et de mauvaises nouvelles

Un article publié dans "Nature" fait état de résultats contradictoires sur l'efficacité d'un vaccin anti-HIV. En effet, alors qu'une équipe démontre que cette vaccination stimule puissamment les cellules T du singe, une autre équipe trouve que le HIV mute rapidement et, en l'espace de quelques mois, échappe aux cellules T.

Référence: Lifson, Jeffrey D.; Martin, Malcolm A. AIDS vaccines: One step forwards, one step back. Nature. 415(6869):272-273, January 17, 2002.


L'activation des lymphocytes du cordon : un reflet du risque d'infection par le VIH ?

Plusieurs études ont montré que la césarienne programmée était associée à une réduction du taux de transmission du VIH de la mère à l'enfant mais ce résultat est encore discuté. D'autres ont suggéré que les chorioamniotites et les accouchements prématurés constituaient des facteurs de risque. D'une façon plus globale, le degré d'activation des lymphocytes prélevés sur le sang de cordon pourrait expliquer le risque de transmission.

Des travaux menés par Helene Berstein (Johns Hopkins University) semblent apporter de nouvelles explications sur les raisons des variations du risque de transmission mère-enfant.

Référence: Johns Hopkins Medical Institutions. Society for Maternal-Fetal Medicine Annual Meeting 2002 ; Abstract # 41230: Bernstein, H. et. al., "The effect of elective C-section, preterm labor and chorioamnionitis on fetal lymphocyte activation and susceptibility to HIV infection.


La cocaïne faciliterait l'infection par le HIV

En ce qui concerne le SIDA, non seulement la drogue nuirait en diminuant le jugement et, ainsi, en augmentant les comportements à risque, mais elle faciliterait en plus l'infection par le virus. C'est ce que rapporte une étude publiée dans le "Journal of Infectious Diseases".

Utilisant des souris infectées avec le HIV, les chercheurs soumirent la moitié à des injections quotidiennes de cocaïne, tandis qu'ils injectaient seulement de l'eau salée à l'autre moitié. 10 jours plus tard, ils furent à même de constater une augmentation par 200 de la charge virale chez les animaux ayant reçu la cocaïne, par rapport aux autres.

L'article envisage plusieurs hypothèses qui expliqueraient l'action de la drogue.

Référence: Roth et al. (2002) Cocaine Enhances HIV Replication In Vivo. J Infect Dis 185:701-705


Les drogues Anti-HIV pourraient provoquer des mutations chez les nouveaux-nés

Les chercheurs ont découvert des mutations génétiques chez des nouveaux-nés dont les mères avaient subi, durant leur grossesse, une thérapie antivirale à la NRTI (nucleoside reverse transcriptase inhibitor).

Bien que le mode d'action de la molécule (qui , pour exercer ses effets, s'insère dans le génome viral ) laissait craindre qu'elle puisse s'insérer dans le génome humain (mère et foetus) en le perturbant, le corps médical pensait que le risque n'était que théorique. La présente recherche présentée par Vernon Walker au congrès de l' "American Association for the Advancement of Science" à Boston, (14-19 février 2002) permet de penser autrement.


Nouvelle drogue anti-HIV

Une drogue, actuellement utilisée en chimiothérapie contre le cancer, pourrait s'avérer utile contre le HIV. Les chercheurs du "Stanford University Medical Center" ont ainsi montré que de faibles doses de motexafin gadolinium (or Gd-Tex) provoque sélectivement l'apoptose des cellules infectées par le virus.

On aurait là un moyen de cibler exclusivement les cellules infectées et de respecter les cellules saines. Il reste à essayer la molécule sur des patients atteints par le HIV.

Référence: Perez O.D., Nolan G.P., Magda D., Miller R.A., Herzenberg L.A., and Herzenberg L.A. 2002. Motexafin gadolinium selectively induces apoptosis in HIV-1 infected CD4+ T helper cells. PNAS: Feb. 18 issue


DIVERS


L'actualité, ce mois-ci , témoigne d'une importante activité dans divers domaines:

* Antiviraux

* Utilisation clinique des interférons

On relève également des articles intéressants sur la détection des virus par satellite, les infections virales par voie digestive, l'éradication du poliovirus, et du virus de la variole, la controverse sur le vaccin contre la rougole, la découverte d'un virus inconnu en Angleterre, l'implication d'un polyomavirus dans le médulloblastome, l'apparition d'un vésivirus chez le veau et la découverte de cellules rapidement productrices d'interféron.


Traitement prometteur contre le rhume

On apprend que des scientifiques américains ont mis au point un traitement efficace contre le rhume. Une équipe de chercheurs de l'Université de Virgine, soutenue financièrement par ViroPharma, a administré un nouveau médicament, le Pleconaril, à plus de 2000 personnes qui ont toutes reçu le traitement moins de 24 heures après le début des symptômes.

Selon l'étude présentée le 17-12-2001 à l'ICAAC par le Dr Frederick Hayden (Université de Virginie), le pleconaril diminue de 24 heures la durée du rhume et atténue sa sévérité. 2096 personnes, dont les deux tiers avaient contracté un rhinovirus, ont reçu le traitement moins de 24 heures après le début des symptômes. Sous pleconaril, les symptômes ont disparu en six jours, au lieu de sept sous placebo. Le pleconaril s'attaque à une famille de virus, les picornavirus, dont fait partie le rhinovirus, responsable à lui seul de la moitié des rhumes. L'étude a été financée par le laboratoire américain ViroPharma.

http://hsc.virginia.edu/newstips/Archives00/pleconaril.html

Référence:

Jefferson TO, Tyrrell D. Antivirals for the Common Cold (Cochrane Review). In: The Cochrane Library, 1, 2002.


Nouveau traitement anti-viral contre l'agent de l'asthme: le virus syncitial respiratoire (VSR).

On sait que le VSR est responsable de l'asthme et d'autres maladies respiratoires infantiles. Il est la cause d'environ un million de décès chaque année. Une recherche publiée dans "BMC Microbiology" montre comment l'utilisation d'un ARN bicaténaire synthétique (siRNA) peut bloquer le fonctionnement de certains gènes du VSR. Cette technique, en dehors de son importance pratique, fournit également un outil pour l'étude de la biologie moléculaire du VSR et autres virus apparentés.

On pourra lire l'article intégral en ligne à:

http://www.biomedcentral.com/1471-2180/1/34


Mécanismes de la résistance aux antirétroviraux.

Cette revue écrite par Brendan Larder, directeur scientifique de Visible Genetics fait le point sur les dernières avancées en termes de mécanismes moléculaires impliqués dans la résistance aux antirétroviraux avec notamment la pyrophosphorolyse pour les NRTI et le rôle de certaines mutations secondaires.

Référence: Larder B. Mechanisms of HIV-1 drug resistance. AIDS. 2001;15 Suppl 5:S27-34.


Nouvelles drogues antivirales stimulatrices des interférons

Ces composés, l'imiquimod et le R-848 , sont des substances de faible poids moléculaire qui induiraient la synthèse d'interférons et d'autres cytokines.

Références:

Hemmi, H., . . . and S. Akira. 2002. Small anti-viral compounds activate immune cells via the TLR7 MyD88-dependent signaling pathway. Nature Immunology 3(February):196-200. Abstract.

Spruance, S.L., S.K. Tyring, et al. 2001. Application of a topical immune response modifier, resiquimod gel, to modify the recurrence rate of recurrent genital herpes: A pilot study. Journal of Infectious Diseases 184 (July 15):196-200.


Hépatite C: un traitement précoce à l'interféron Alfa-2b pourrait être efficace.

 Tel est le résultat d'une étude publiée dans le "New England Journal of Medicine". Un traitement précoce à l'interféron préviendrait l'installation de la chronicité chez 98% des patients.

Référence: Jaeckel E., Cornberg M., Wedemeyer H., Santantonio T., Mayer J., Zankel M., Pastore G., Dietrich M., Trautwein C. and Manns M. P. Treatment of Acute Hepatitis C with Interferon Alfa-2b. N. Engl J Med 2001; 345:1452-1457..


Repérage par satellite de la dissémination du virus West Nile aux États-Unis

Une étude soutenue par la NASA se propose d'utiliser les données de température et de végétation fournies par les satellites pour suivre et prédire la dissémination du virus West Nile Virus en Amérique. Les scientifiques et les agences de santé publique espèrent disposer un jour de cartes en temps réel qui permettront de lutter plus efficacement contre la maladie.

Voir: http://www.gsfc.nasa.gov/topstory/20020204westnile.html


Infections virales par voie digestive

On trouvera à l'URL ci-dessous, un excellent bulletin d'information préparé par le Professional Food Microbiology Group de l'Institute of Food Science & Technology ( 23 January 2002).

Voir: http://www.alphagalileo.org/index.cfm?fuseaction=readRelease&Releaseid=8431


Le point sur l'éradication du poliovirus.

L'initiative d'éradiquer le poliovirus a été lancée par l'OMS en 1988 avec pour but la disparition de la maladie en 2000. De 1988 à 2000, le nombre de pays avec endémie est passé de 125 à 20 et le nombre estimé de cas de poliomyélite est passé de 350 000 à moins de 3 500. Il faut maintenant mettre en place les moyens pour terminer cette tâche, tout en gardant en tête que l'éradication n'est pas encore réalisée totalement et que la recherche sur ce type de virus doit toujours être soutenue.

Référence: Technical Consultative Group to the World Health Organization on the Global Eradication of Poliomyelitis. "Endgame" issues for the global polio eradication initiative. Clin Infect Dis 2002 Jan 1;34(1):72-7.


Sursis pour le virus de la variole

La variole, condamnée à mort depuis 20 ans, vient de gagner un autre répit. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que la destruction des ultimes échantillons de ce virus éradiqué depuis 25 ans, a été remise à une date ultérieure.

On pourra consulter le rapport de l'OMS à:

Smallpox eradiction: Destruction of variola virus stocks. World Health Organization Report by the Secretariat. Dec. 20.

Voir: http://www.who.int/gb/EB_WHA/PDF/EB109/eeb10917.pdf.


Les parents anglais inquiets d'un possible lien entre rougeole et autisme

De plus en plus de parents britanniques refusent de faire vacciner leurs enfants contre la rougeole, une nouvelle étude ayant décelé un lien entre ce virus et l'autisme, faisant craindre aux autorités une recrudescence de la maladie infantile.

Une étude réalisée par des scientifiques irlandais, qui doit être publiée en avril dans la revue «Molecular Pathology», a découvert un lien possible entre le virus de la rougeole et des formes d'autisme et de désordres intestinaux.

L'étude s'est efforcée de déceler le virus dans des échantillons d'intestins. Le virus était présent dans 83% des échantillons provenant d'enfants souffrant d'autisme ou de maladies des intestins, et dans seulement 7% seulement de ceux provenant d'enfants qui n'avaient pas ces problèmes.

L'équipe de chercheurs, dirigée par le professeur John O'Leary, en a tiré la conclusion que les injections du vaccin conjoint contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), pratiquées actuellement, pouvaient jouer le rôle de «détonateur immunologique».

Cette étude vient confirmer des études précédentes et ajouter à la controverse qui entoure le vaccin: certains scientifiques et parents craignant que les trois vaccins administrés dans une même injection ne surchargent le système immunitaire des enfants, provoquant des effets secondaires. Toutefois, d'autres études, réalisées en Grande-Bretagne et à l'étranger, sont parvenues à des conclusions différentes. C'est ainsi qu'une étude britannique, menée sur près de 500 enfants souffrant d'autisme, démontre que l'introduction du vaccin n'a eu aucune incidence sur la proportion, parmi les autistes, d'enfants présentant certains signes de régression ou des troubles intestinaux, deux symptômes associés à une «nouvelle variante» de l'autisme.

Ces incertitudes sur les effets du vaccin alimentent la controverse en Grande-Bretagne, si bien que le nombre de vaccinations est en forte baisse. Le pourcentage d'enfants vaccinés, de 84,2 % au niveau national, est tombé à 65 % à Londres, bien loin de l'objectif gouvernemental de 95 % requis pour éradiquer la rougeole qui peut entraîner, dans des cas rares, des complications graves.

Référence:

Brent Taylor, Elizabeth Miller, Raghu Lingam, Nick Andrews, Andrea Simmons, and Julia Stowe. BMJ, 2002. Measles, mumps, and rubella vaccination and bowel problems or developmental regression in children with autism: population study. 324: 393-396.


Un virus inconnu décime les grenouilles en Angleterre

Les scientifiques affirment que la cause de la mort de millions de grenouilles en Angleterre est imputable à un virus.

La maladie, originaire de l'Angleterre du sud-ouest, a maintenant gagné l'Irlande à quelques centaines de kilomètres au nord. Les animaux affectés perdent leurs membres et connaissent une mort lente et atroce. Le BBC Wildlife Magazine vient de faire connaître les résultats d'une recherche qui, basée sur l'étude de plus de 62000 cas, conclut à l'implication d'un virus encore non caractérisé.

Consulter: http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_1786000/1786584.stm


Un polyomavirus serait responsable de tumeurs au cerveau

Ce virus humain, le JCV, pourrait être tenu pour responsable du médulloblastome, une tumeur cérébrale maligne des enfants. Une équipe de la "Temple University" à Philadelphie est arrivée à cette conclusion après avoir examiné les cellules dans 20 biopsies de médulloblastome. Ils y ont trouvé de hautes concentrations du génome viral et de deux protéines produites par le virus - l'agnoprotéine et l'antigène T - dans une forte majorité des échantillons. On sait que l'antigène T exerce un effet oncogène en inhibant les protéines inhibitrices de cancer, mais la fonction de l'agnoprotéine reste inconnue. On pense que les deux protéines pourraient interagir de concert.

Si ceci est confirmé, de nouvelles avenues s'ouvrent pour le traitement des médulloblastomes qui comptent parmi les tumeurs les plus difficiles à combattre.

Références: Luis Del Valle, Jennifer Gordon, Sahnila Enam, Serena Delbue, Sidney Croul, Selvajothi Abraham, Sujatha Radhakrishnan, Martha Assimakopoulou, Christos D. Katsetos, and Kamel Khalili . 2002. Expression of human polyomavirus JCV late gene product agnoprotein in human medulloblastoma. Journal of the National Cancer Institute. 94,: 267- 273.

Howard A. Fine 2002. Polyomavirus and Medulloblastoma: A Smoking Gun or Guilt By Association? J Natl Cancer Inst: 94: 240-241

Voir aussi: http://www.temple.edu/temple_times/2-21-02/cancer.html


Un Vésivirus identifié chez un veau produit d'un avortement

Ce virus a pu être trouvé dans les poumons de l'animal. On sait que les vésivirus sont des virus ubiquistes capables de causer diverses maladies dans un éventail très larges d'animaux : phoque, truie, chats, chiens, bétail, serpents, baleines, singes et humains, entre autres. Ces virus sont aussi réputés pour être capables de franchir les barrières d'espèce. Donc., le fait que l 'un d"entre eux ait pu être trouvé dans les poumons d'un veau est préoccupant pour la santé humaine. Le bétail devra aussi être testé pour la présence des vésivirus.

Référence: Alvin W. Smith, Douglas E. Skilling, David O. Matson, Andrew D. Kroeker, David A. Stein, Tamas Berke, and Patrick L. Iversen . 2002. Detection of vesicular exanthema of swine-like calicivirus in tissues from a naturally infected spontaneously aborted bovine fetus. Journal of the American Veterinary Medical Association. 220: 425 - 568

Voir aussi: http://osu.orst.edu/dept/ncs/newsarch/2002/Feb02/virus.htm


Découverte de cellules rapidement productrices d'interféron

Bien que la découverte des interférons remonte à une cinquantaine d'années, on ignore encore beaucoup de choses sur leur mode de production et, notamment, sur les déterminants de celle-ci.

Maintenant, Ulrich Kalinke et Winfried Barchet de l'"European Molecular Biology Laboratory " (EMBL) station de Monterotondo, Italie, ont pu identifier, dans l'organisme, des cellules spécifiques capables de produire massivement et précocement de l'interféron. L'article qui vient de paraître dans le numéro courant du "Journal of Experimental Medicine" révolutionne l'ancien paradigme sur la production d'interféron et enrichit également les connaissances sur le système immunitaire.

Référence:

Winfried Barchet, Marina Cella, Bernhard Odermatt, Carine Asselin-Paturel, Marco Colonna, and Ulrich Kalinke .Virus-induced Interferon Production by a Dendritic Cell Subset in the Absence of Feedback Signaling In Vivo. J. Exp. Med. 2002 195: 507-516.

Voir aussi: http://www.embl-heidelberg.de/ExternalInfo/oipa/prlate.html


 


Retourner au numéro en cours
Mis à jour le 23 février 2002