RÉCENTES PERSPECTIVES

EN VIROLOGIE

 

 

 


Revue de presse mensuelle VOL1 N°3 MARS 2002


Dans le domaine des sciences, nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois, et dans la langue de Molière, des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée. On y trouvera une sélection qui, sans prétendre être exhaustive, porte sur les recherches virologiques les plus récentes au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans les médias spécialisés.

Le site est constamment mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement

Pour toutes remarques ou suggestions,

 Jean Robin,Ph.D.


DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE

 

VIROLOGIE FONDAMENTALE

* Recherche de nouveaux virus par criblage informatique soustractif des banques de séquences.

* La structure du virus de la fièvre Dengue est élucidée.

VIROLOGIE MÉDICALE

VIH

* Essai d'un nouveau traitement anti-VIH

* Premiers résultats encourageants pour un vaccin anti-sida

* Un nouvel inhibiteur non nucléosidique de la reverse transcriptase (NRTI), le TMC125, paraît efficace chez les patients résistants

* Découverte du "lien manquant" pour le VIH

* Des tests génétiques pourraient prévoir l'hypersensibilité à un médicament anti-VIH

* Nouveaux moyens d'intervention contre le VIH

* Les anti-VIH ne constitueraient pas un risque accru d'accidents cardiaques ou cérébro-vasculaires

* Explication de la moindre susceptibilité des blancs au VIH

* Relation de causalité entre la "pilule" et la virulence du VIH: évidence d'une implication hormonale dans le SIDA

* L'arrêt de la division cellulaire par le VIH est un facteur de virulence

* Découverte d'une nouvelle façon d'empêcher le VIH d'infecter les cellules CD4+

* Des virions inactivésVIH-1 conjugués à des nanosphères peuvent induire des IgA au niveau des muqueuses vaginales

* Les femmes résistantes au VIH intriguent la communauté scientifique

* La compagnie Immerge BioTherapeutics identifie des truies miniatures qui ne transmettent pas le rétrovirus porcin à l'homme

* Les mouches impliquées dans la transmission du VIH?

* La charge virale chez l'homme serait déterminante pour la transmission du VIH aux partenaires féminins

AUTRES VIRUS

* Efforts accrus dans la lutte contre l'Influenza

* Grippe: un vaccin par vaporisateur nasal protège de toutes les souches

* Nouveau médicament expérimental pour prévenir et traiter l'Influenza

* L'Aspirine pourrait combattre les virus

* La FDA approuve l'examen par empreintes génétiques des stocks sanguins

* Succès d'une thérapie par les phages

* Vaccin contre le virus West Nile

* Espoirs pour la possibilité d'un traitement ou d'une vaccination contre le virus Ebola

* Un adénovirus du chimpanzé pour produire de meilleurs vaccins

* Le SV40 trouvé associé au lymphome non-hodgkinien

* Un virus de l'obésité?

* Retour de virulence du poliovirus vaccinal

* Résultats encourageants pour un premier médicament oral contre la variole

CALENDRIER DES CONGRÈS EN VIROLOGIE


NOUVELLES EN VIROLOGIE FONDAMENTALE


Recherche de nouveaux virus par criblage informatique soustractif des banques de séquences.

On suspecte de nombreuses maladies humaines d'être d'origine infectieuse, plus particulièrement virale, sans pouvoir isoler leur agent causal et donc sans pouvoir satisfaire aux critères de Koch.

Toutefois, Nature Genetics publie, dans son dernier numéro, un article qui montre que de telles bactéries ou de tels virus peuvent malgré tout être mis en évidence par des techniques de biologie moléculaire comme la PCR avec oligonucléotides dégénérés. En effet, en comparant des séquences exprimées (EST, expressed-sequence tag) avec les séquences déposées dans les banques de données (ARN, génomique, mitochondrial…) et en éliminant les séquences communes, les auteurs ont pu repérer des séquences "étrangères", potentiellement d'origine infectieuse.

C'est ainsi que, examinant plus de 3,2 millions de séquences EST, Weber et coll. sont parvenus à en isoler 65 839 n'ayant pas de contrepartie humaine. Ils purent les classer en 4 catégories : 1°) séquences de pathogènes connus, 2°) contaminations (E. Coli, autres vecteurs…), 3°) séquences inconnues et 4°) séquences de mauvaise qualité.

On le voit donc, l'utilisation des banques EST "ciblées" devrait rendre possible l'isolement de séquences correspondant à de nouveaux pathogènes, par ailleurs impossibles ou très difficiles à mettre en évidence.

Référence: Weber G, Shendure J, Tanenbaum DM et al. 2002. Identification of foreign gene sequences by transcript filtering against the human genome. Nat Genet. 30(2):141-142.


La structure du virus de la fièvre Dengue est élucidée.

Ce virus appartient à la famille des flavivirus. Ce sont des virus enveloppés dont on connaissait mal la structure des péplomères (protéines ou glycoprotéines associées à la double couche lipidique de l'enveloppe). Ceci est maintenant réparé, car une équipe de l'Université Purdue , utilisant la cryomicroscopie et la réconstitution d'images 3D montre que la protéine E s'organise en réseau autour de l'enveloppe. Ceci est différent des structures usuelles dans lesquelles les péplomères sont fichés dans l'enveloppe, plutôt que groupés autour.

Référence: Richard J. Kuhn, Wei Zhang, Michael G. Rossmann, Sergei V. Pletnev, Jeroen Corver, Edith Lenches, Christopher T. Jones, Suchetana Mukhopadhyay, Paul R. Chipman, Ellen G. Strauss, Timothy S. Baker, and James H. Strauss. Structure of Dengue Virus: Implications for Flavivirus Organization, Maturation, and Fusion. 2002. Cell 108: 717–725.

Voir: http://c.moreover.com/click/here.pl?e33609345


 NOUVELLES EN VIROLOGIE MÉDICALE


VIH

 


NOUVELLES DE LA NEUVIÈME CONFÉRENCE SUR LES RÉTROVIRUS

(SEATTLE. 24-28 FÉVRIER 2002)

La IXe Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes s'est déroulée à Seattle. La conférence est un des plus importants congrès internationaux reliés au VIH/sida. En tant que tel, elle attire de partout au monde les chefs de file du domaine de la recherche et des traitements VIH/sida . On trouvera ci-dessous, les rapports  qui m'ont paru les plus significatifs

URL de la conférence: http://63.126.3.84/2002/default.htm


Essai d'un nouveau traitement anti-VIH

Il s'agit d'une nouvelle drogue connue sous le nom de code "SCH C". Cette molécule bloque le récepteur CCR5, porte d'entrée du VIH dans les cellules T.

Des tests très préliminaires, menés sur des volontaires humains, paraissent démontrer que SH C peut contrôler le virus et pourrait donc devenir une nouvelle arme qui pourrait s'ajouter à l'arsenal de la thérapie antirétrovirale hautement active (highly active antiretroviral therapy:HAART). Schering C is synthétisée par la Schering-Plough Corporation (SGP) et deviendrait le prototype d'une nouvelle classe d'agents antiviraux dénommée inhibiteurs de récepteurs ("receptor blockers").

Ceci est une bonne nouvelle dans le contexte actuel où on est à la recherche de nouveaux anti-rétrovirus qui pourraient remplacer ceux auxquels le virus s'habitue.


Premiers résultats encourageants pour un vaccin anti-sida

Des essais d'inoculation chez l'homme d'un vaccin expérimental à base d'acide désoxyribonucléique (ADN) contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida, ont montré des résultats encourageants, a annoncé mardi , à la Neuvième conférence sur les rétrovirus (Seattle) le Dr Emilio Emini , un chercheur du groupe pharmaceutique américain Merck.

Le vaccin a été bien toléré et a produit une réponse cellulaire immunologique chez les volontaires séropositifs et séronégatifs. Cette réponse était variable suivant les doses administrées, mais les données préliminaires indiquent qu'on peut ainsi provoquer une réponse immunitaire semblable à celle que l'on a réussi à provoquer chez les primates. Les chercheurs jugent ces résultats encourageants mais relèvent qu'ils ne sont encore que des données préliminaires.

La stratégie choisie par Merck comme d'autres laboratoires est celle d'une première injection de candidat-vaccin suivie de plusieurs rappels quelques semaines plus tard. C'est le ''prime-boost'': on injecte un ou plusieurs gènes du virus VIH, puis un virus atténué rendu inoffensif et portant d'autres copies de gènes du VIH (virus recombinant) pour stimuler la réponse immunitaire. Le but est donc déclencher une contre-attaque rapide des ''cellules tueuses'' du sang au moment d'une nouvelle infection par le VIH. Les essais montrent que les singes sont infectés mais ne meurent plus du SIDA lorsqu'ils sont exposés au virus.

Pour les humains, Merck veut tester la première phase sur quelque 600 volontaires -environ 150 se sont présentés pour le moment. Cette première phase d'essais d'immuno-généticité chez l'homme pourrait durer encore un à deux ans. Elle vise seulement à s'assurer que le vaccin ne pose pas de problèmes de santé et qu'il est bien toléré.

Voir: http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1842000/1842855.stm

http://www.msnbc.com/news/716337.asp?0dm=N1APH#BODY

http://www.nature.com/nsu/020114/020114-6.html


Un nouvel inhibiteur non nucléosidique de la reverse transcriptase (NRTI), le TMC125, paraît efficace chez les patients résistants.

Chez 16 patients ne répondant pas à la thérapie par les autres NRTI, on a pu observer une réduction moyenne de 87% de la charge plasmatique virale après 7 jours de traitement par le nouveau produit. Les diminutions de la charge pouvaient s'étaler de 37% à 98% et continuaient encore au 8e jour. Le TMC125 est synthétisé par Tibotec-Virco,une compagnie pharmaceutique belge.


 Découverte du "lien manquant" pour le VIH

Les chercheurs viennent de découvrir chez 19 singes du Cameroun (spot-nose monkeys) un nouveau virus apparenté au VIH-1 et au virus des chimpanzés. Le nouveau virus, dénommé SIVgsn par les virologues de l'Institut de recherche de Montpellier, pourrait être le chainon manquant dans la généalogie du VIH.

On pense, en effet, que les chimpanzés, qui se nourrissent de spot-nose monkeys, se seraient infectés par le SIVgsn. A leur tour des humains, mangeant du chimpanzé, auraient été infectés, probablement en se coupant dans la préparation de la viande.

Les chercheurs français ont identifié, chez le SIVgsn, un gène lui donnant le potentiel de transgresser la barrière d'espèce singes-hommes.

Voir: http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1846000/1846443stm

http://www.iol.co.za/index.php?click_id=117&art_id=qw1014885540454B243&set_id=1


Des tests génétiques pourraient prévoir l'hypersensibilité à un médicament anti-VIH

Des réactions d'hypersensibilité à un médicament anti-VIH, l'abacavir, se produisent chez 5% des patients, après deux semaines de médication. Depuis un certain temps on pensait qu'un facteur génétique pourrait être à l'oeuvre . Ceci paraît maintenant certain avec la découverte d'un gène particulier, le gène HLA-B5701, présent chez les personnes sensibles. On ignore encore si ce gène agit seul ou en association avec d'autres restant à découvrir. Quoiqu'il en soit, il est donc, d'ores et déjà, possible, avant de commencer à administrer l'abacavir, de tester les patients pour la présence ou non de HLA-B5701 et, éventuellement, de prescrire un autre antiviral.

Cette découverte a fait l'objet de deux présentations à Seattle.

Voir: http://www.newsday.com/news/nationworld/wire/sns-ap-aids-treatment0227feb27.story


Nouveaux moyens d'intervention contre le VIH

Les drogues actuellement sur le marché bloquent les enzymes (transcriptase inverse, protéase et invertase) qui permettent au VIH de répliquer son génome et de l'intégrer dans les chromosomes cellulaires. Une nouvelle anti-intégrase, mise au point par la firme japonaise Shionogi & Co, est en voie d'être essayée sur les humains et les chercheurs travaillent activement sur de nouvelles molécules anti- transcriptase inverse appelées inhibiteurs non nucléotidiques ( non-nucleotide reverse transcriptase inhibitors).

En plus, on vient de découvrir de nouveaux anti-VIH qui agissent de façon différente des précédents en empêchant le virus d'entrer dans ses cellules cibles. On sait que cette internalisation nécessite la fixation du virion aux récepteurs CD-4 et CCR5 puis la fusion de l'enveloppe virale avec la membrane cellulaire.

Plusieurs drogues récemment découvertes peuvent bloquer ces processus. Il s'agit respectivement de BMS5805 (nom de code de Bristol-Myers) qui empêche l'attachement à CD-4, de SH-C ( Schering Plough) qui bloque la fixation à CCR5 et de T-20 ( Roche et Trimeris) qui inhibe la fusion membranaire. Alors que BMS5805 a seulement été testée chez les animaux, SH-C et T-20 l'ont été chez l'humain avec des résultats fort encourageants dans le cas de la première et si démonstratifs pour la deuxième que Roche et Trimeris pensent pouvoir la commercialiser dès cette année.


Les anti-VIH ne constitueraient pas un risque accru d'accidents cardiaques ou cérébro-vasculaires

Contrairement à ce qui avait été pensé, les anti-VIH ne comporteraient pas de risque accru, pour les patients, d'accident cardiaque ou cérébro-vasculaire. Ceux-ci paraissaient probables étant donné que beaucoup d'anti-HIV, particulièrement les inhibiteurs de protéase, élèvent les taux sanguins de cholesterol, de triglycerides et de glucose.

Or, une étude qui vient d'être menée en Californie sur des patients séro-positifs montre que, entre ceux prenant une thérapie sans anti-protéase et ceux soumis à une thérapie incluant celle là, il n'y avait pas de différence sur cinq ans dans les taux d'accidents cardiaques ou cérébro-vasculaires.


Explication de la moindre susceptibilité des blancs au VIH

On savait, sans pouvoir l'expliquer, que la transmission hétérosexuelle du VIH est plus rare chez les blancs que chez les asiatiques et les noirs.

Une équipe de chercheurs new-yorkais (Équipe du Dr. Harold Burger, du New York State Wadsworth Laboratory à Albany) pense avoir trouvé l'explication. En effet, ils ont découvert que des femmes exposées au VIH, mais malgré tout séro-négatives, possèdent un gène protecteur mutant appelé delta-32. Ce gène, hérité des deux parents, avait déjà été mis en évidence chez les hommes. Les chercheurs trouvent que, alors que 1,2 % des femmes blanches VIH-negatives portent le gène, celui-ci n'est présent que chez 0,6% des blanches infectées. Parallèlement, seulement 0,2% des femmes afro-américaines VIH-negatives ont le gène delta-32 et, parmi celles d'entre elles qui sont séro-positives, la fréquence de présence de delta- 32 n'est que de 0,05 à 0,1%. Il apparaît donc que les femmes séro-négatives abritent delta-32 avec une fréquence double que celle observée chez les femmes séro-positives. Il est aussi évident que les blanches en sont porteuses plus fréquemment que les noires.

La mutation du gène delta-32 serait responsable de l'apparition d'un récepteur CCR-5 défectif à la surface cellulaire.


Relation de causalité entre la "pilule" et la virulence du VIH: évidence d'une implication hormonale dans le SIDA

Une nouvelle étude montre que l'utilisation de la pilule anticonceptionnelle peut augmenter le risque de contracter une forme virulente du VIH. En effet, on a pu montrer que, dans un échantillon de 115 prostituées, celles qui prenaient des contraceptifs hormonaux couraient cinq à sept fois plus de risques d'être infectées par des souches multiples que celles ne prenant aucun contraceptif hormonal.

Deux hypothèses peuvent être envisagées pour expliquer le phénomène. La première, basée sur des études menées sur le singe, dit que l'augmentation de la susceptibilité au VIH s'expliquerait par un amincissement de l'épithélium vaginal sous l'effet des hormones. La seconde, relève que l'accroissement de la susceptibilité serait causé par une augmentation des cellules sensibles au virus, augmentation créée par les hormones.

Voir: http://www.msnbc.com/news/716617.asp?cp1=1#BODY


L'arrêt de la division cellulaire par le VIH est un facteur de virulence

Une étude menée au "Gladstone Institute of Virology and Immunology" démontre que la protéine Vpr de VIH bloque les cellules T en phase G2 de division cellulaire. Ceci crée un état éminemment favorable à la réplication virale. En effet, les cellules ne pouvant se diviser, leurs ressources peuvent alors toutes entières utilisées vers la production virale. Plus de virions étant fabriqués, plus de cellules sont alors infectées par un VIH qui devient, de ce fait, très virulent.

Cette découverte désigne une nouvelle cible d'action à de futurs anti-viraux.  

Voir: http://www.sciencedaily.com/releases/2002/03/020304081315.htm


AUTRES SOURCES SUR LE VIH


Découverte d'une nouvelle façon d'empêcher le VIH d'infecter les cellules CD4+

Progenics Pharmaceuticals, Inc. (Tarrytown, NY) annonce que, en fixant un agent non-chemokine à un récepteur chémokine, on a pu inhiber la fusion de l'enveloppe virale avec la membrane cytoplasmique des cellules CD4+ et, ainsi, bloquer l'infection par le VIH.

Voir: http://www.pharmcast.com/Patents/Yr2002/Feb2002/020502/6344545_HIV020502.htm 


Des virions inactivésVIH-1 conjugués à des nanosphères peuvent induire des IgA au niveau des muqueuses vaginales

Des chercheurs japonais, ayant fixé de la concanavalin A (con A) à la surface de nanosphères, ont pu y faire adhérer des virions VIH préalablement inactivés par la chaleur, mettant ainsi à profit la grande affinité de la Con A pour les chaînes d'oligosaccharides de l'enveloppe virale.

L'équipe du Dr. Masanori Baba, de l'Université de Kagoshima, a alors injecté dans le vagin de souris, soit des nanosphères seules, soit des nanosphères conjuguées avec le VIH. Les fluides vaginaux prélevés après l'intervention ont révélé la présence d'IgA seulement chez les souris immunisées avec les nanosphères conjuguées au virus. Les prélèvements se sont avérés neutralisants pour la souche VIH utilisée.

Référence: Masaki Kawamura, Taichi Naito, Masamichi Ueno, Takami Akagi, Katsuya Hiraishi, Izumi Takai, Masahiko Makino, Takeshi Serizawa, Kazuhisa Sugimura, Mitsuru Akashi, Masanori Baba. 2002. Induction of mucosal IgA following intravaginal administration of inactivated HIV-1-capturing nanospheres in mice. Journal of Medical Virology 66: 291-298


Les femmes résistantes au VIH intriguent la communauté scientifique

Depuis des années, les spécialistes du SIDA restaient perplexes devant le cas d'une vingtaine de femmes demeurées séro-négatives malgré de nombreux rapports non protégés avec des partenaires infectés.

Maintenant une équipe composée de chercheurs de plusieurs universités américaines pense avoir l'explication. Tout se passe comme si les femmes en question étaient naturellement vaccinées contre le VIH. En effet, des cellules CD4 et CD8 prélevées dans leur sang purent, lorsqu'on les mit in vitro en présence de protéines virales, agir de diverses façons pour bloquer la multiplication virale.

Le Dr. Timothy Babinchak, directeur des recherches cliniques sur les maladies infectieuses au "Thomas Jefferson University Hospital" de Philadelphie, pense que les découvertes ainsi faites pourront faire progresser les efforts de vaccination contre le VIH.

Référence:

Joan H. Skurnick, Paul Palumbo, Anthony DeVico, Barbara L. Shacklett, Fred T. Valentine, Michael Merges, Roberta Kamin-Lewis, Jiri Mestecky, Thomas Denny, George K. Lewis, Joan Lloyd, Robert Praschunus, Amanda Baker, Douglas F. Nixon, Sharon Stranford, Robert Gallo, Sten H. Vermund, et Donald B. Louria1 . 2002. Correlates of Nontransmission in US Women at High Risk of Human Immunodeficiency Virus Type 1 Infection through Sexual Exposure . The Journal of Infectious Diseases 185:428-438

 


La compagnie Immerge BioTherapeutics identifie des truies miniatures qui ne transmettent pas le rétrovirus porcin à l'homme

Ceci est une découverte importante étant donné que le risque de transmission à l'homme du rétrovirus du porc était une importante limitation à l'utilisation de xénogreffes à partir de cet animal.

Référence: Daniel M. Takefman, Gregory T. Spear, Mohammed Saifuddin, and Carolyn A. Wilson . 2002. Human CD59 Incorporation into Porcine Endogenous Retrovirus Particles: Implications for the Use of Transgenic Pigs for Xenotransplantation . J. Virol. 76: 1999-2002


Les mouches impliquées dans la transmission du VIH?

Alors que beaucoup d'insectes suceurs, tels les moustiques qui injectent la salive par un tube et sucent le sang par un autre, ne présentent aucun risque de transmission du VIH, les mouches, elles, sont un tout autre problème. En effet, ces insectes arrachent une portion de peau et ingèrent du sang qu'elles régurgitent en partie lors de la prochaine morsure. Différemment de ce qui se passe chez d'autres insectes, ce sang n'est pas digéré chez la mouche. Si le sang ingéré est contaminé par le VIH, celui-ci reste donc intact et peut pénétrer alors dans le système sanguin de la victime.

Les chercheurs croient donc maintenant que, si le VIH a pu initialement être transmis du chimpanzé à l'homme (voir ci- dessus: Découverte du "lien manquant" pour le VIH), il aurait ensuite été propagé par les mouches agissant comme vecteur.

Voir: http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99992034

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1871000/1871199.stm


La charge virale chez l'homme serait déterminante pour la transmission du VIH aux partenaires féminins

Telle est la conclusion d'un travail mené par les chercheurs de la "Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health". Dans cette étude, le Dr. Nelson et ses collègues ont examiné 493 couples mariés vivant en Thaïlande entre 1992 et 1998. Dans les couples retenus pour l'étude, tous les hommes mariés avaient été diagnostiqués comme séro-positifs et les femmes n'avaient pas eu d'autres rapports sexuels qu'avec leur conjoint.

Une très forte corrélation put alors être démontré entre la charge virale des hommes et la transmission à leur femme. En effet, il fut établi que la charge virale moyenne des hommes étant de 72,204 copies par millilitre, aucune transmisssion ne put être observée pour des charges inférieures à 1094 copies , alors que, lorsque la charge virale augmentait de dix fois, le taux de transmission s'accroissait de 81%. 33% des hommes possédant une charge virale entre 5,000 et 15,810 copies transmirent le virus à leur femme. Ce taux de transmissionpassa à 60% chez les hommes ayant une charge virale dépassant les 500,000 copies par millilitre.

97% des hommes del'étude étaient infectés par le HIV sous-type E, que l'on sait plus étroitement associé à la transmission hétérosexuelle.

Référence: Sodasi Tovanabutra, Valerie Robinson, Jeerang Wongtrakul, Supaluk Sennum, Duangnapa Kingkeow, Surinda Kawichai, Praijitr Tanan, Ann Duerr, and Kenrad Nelson March . Male viral load and heterosexual transmission of HIV-1 Subtype E in Northern Thailand 2002 . Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes 29:275-283

Voir aussi: http://ww3.jhsph.edu/Press_Room/Press_Releases/male_virus_levels.html


AUTRES VIRUS


Efforts accrus dans la lutte contre l'Influenza

On sait que la lutte contre le virus de l'Influenza repose sur la la surveillance de la grippe . Les observatoires de la grippe situés sur la planète détectent les premiers cas, identifient les virus et transmettent les informations à l'Organisation Mondiale de la Santé pour commencer la fabrication de vaccins adaptés. Chaque année 6000 échantillons sont ainsi analysés et traités. Les scientifiques américains veulent accroître cette capacité et la porter à hauteur de 100,000 échantillons annuels. Pour ce faire, il est envisagé la construction d'un laboratoire d'analyses entièrement automatisées et très performantes. C'est ce que vient de proposer le Professeur Layne au congrès annuel de l'"American Association for the Advancement of Science" tenu à Boston (14-19 février 2002).

Le nouveau centre analyserait non seulement les caractéristiques antigéniques des souches virales, mais aussi leur génôme. On espère ainsi pouvoir mettre en relation certaines caractéristiques génomiques avec la virulence des souches.

URL de l'AAS Meeting: http://www.aaas.org/meetings/ 


Grippe: un vaccin par vaporisateur nasal protège de toutes les souches

Un vaccin contre la grippe appliqué avec un vaporisateur nasal s'est révélé efficace sur les enfants pour les protéger d'une souche de la maladie contre laquelle il n'était pas prévu.

Ce vaccin, FluMist, a été appliqué pour la première fois au cours de la saison de grippe 1997 - 1996 dans le cadre d'une étude rassemblant 1.358 enfants. Son efficacité, contre les souches pour lesquelles il avait été mis au point, avait été de 93%. Il est composé de souches atténuées pouvant se développer aux températures plus basses des voies respiratoires supérieures.

En revanche, pour l'hiver 1997 - 1998 la souche de la maladie la plus répandue a été la A/Sydney, contre laquelle le vaccin FluMist n'était pas prévu. Or il s'est révélé efficace dans 86% des cas contre cette souche, indiquent les chercheurs.

En 1995, Aviron a acheté le vaccin et l'a reformulé sous forme d'un aérosol nasal. Des études menées depuis lors sur 24,000 patients ont montré des taux de réusite de plus de 90%.

Chaque année aux Etats-Unis, quelque 35 à 50 millions d'Américains sont malades de la grippe et 20.000 personnes en meurent, selon les statistiques officielles. On sait qu' un grand nombre de personnes refusent d'être vaccinées par peur de la piqûre. On estime donc que l'usage d'un vaccin par vaporisation nasale réduirait ce nombre et, ainsi, limiterait les cas d'infection, ce qui aurait une influence non négligeable pour limiter la propagation des souches virales. La FDA examine le vaccin et ses conclusions sont attendues pour juillet.

Voir: http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A41916-2002Mar17.html


Nouveau médicament expérimental pour prévenir et traiter l'Influenza

Jusqu'à présent, les seuls moyens pour prévenir ou traiter l'Influenza étaient soit la vaccination, soit des inhibiteurs de la neuraminidase tels que Relenza et Tamiflu. L'inconvénient de ces médicaments consistait dans le fait qu'ils devaient être pris en plusieurs doses journalières.

Or, des chercheurs dirigés par le Dr Simon Tucker viennent de faire connaître à la Conférence internationale de Prague sur les antiviraux, les résultats de leurs travaux sur un médicament expérimental, le FLUNET. Ce composé, une forme modifiée du Relanza, pris en une seule dose s'est avéré combattre, avec succès et pendant une semaine, le virus au niveau des poumons.

Pour le moment, FLUNET a seulement été testé sur des animaux et en culture de cellules. Il va falloir poursuivre les études pour savoir s'il est efficace et sécuritaire pour les humains.

Voir: http://my.webmd.com/content/article/1689.52036?z=1728_00000_1000_ln_04

On peut télécharger la conférence du Dr Simon Tucker (20 Mars 2002 ) au site de Biota Holdings :

http://www.biota.com.au/presentations/index.html

 


L'Aspirine pourrait combattre les virus

L'équipe de Thomas Shenk, de l'Université Princeton du New Jersey, vient de montrer que des dérivés de l'aspirine sont capables de bloquer la réplication des cytomégalovirus humains (CMV). Les produits agiraient en bloquant la synthèse de la cyclooxygénase 2, (COX-2), une enzyme qui intervient dans la production de la prostaglandine E2, laquelle est responsable de la fièvre et de l'inflammation, mais est aussi nécessaire à la réplication virale.

Shenk a montré que des fibroblastes humains infectés par le CMV fabriquent 50 fois plus de prostaglandine E2 que les fibroblastes normaux, mais qu'ils arrêtent cette synthèse dès qu'ils sont soumis aux dérivés de l'aspirine. Simultanément, la production virale est diminuée par 100. Elle reprend si on donne E2 aux cellules.

Des études sont nécessaires pour déterminer si les dérivés de l'aspirine pourront être efficaces contre d'autres virus.

Référence: Hua Zhu, Jian-Ping Cong, Deborah Yu, Wade A. Bresnahan, and Thomas E. Shenk . 2002. Inhibition of cyclooxygenase 2 blocks human cytomegalovirus replication . PNAS 26: 2002

Voir: http://www.abcnews.go.com/wire/Living/reuters20020225_455.html


La FDA approuve l'examen par empreintes génétiques des stocks sanguins

Cette décision a été prise pour réduire le risque de transmission par transfusion du VIH ou du virus de l'hépatite C. La grande majorité des échantillons de sang sont sains, et la méthode qui vient d'être approuvée (nucleic acid testing ou NAT) va les rendre encore plus sûrs. En effet, les méthodes précédentes, étant basées sur la présence d'anticorps spécifiques dans le sang des donneurs, ne détectaient pas ceux chez qui les anticorps n'avaient pas eu le temps (plusieurs mois après infection ) d'apparaître. La nouvelle méthode qui s'adresse aux virions permettra en raison de sa très haute sensibilité et de sa rapidité (1 semaine pour HIV et 57 jours pour l'Hépatite C) de détecter les donneurs qui passaient à travers les mailles des précédentes techniques. On pense que l'introduction du NAT va être en mesure de prévenir 50 cas d'hépatite C par année et de réduire les risques de transmission du VIH à 1 sur 2 millions de transfusions.

Chiron Corporation et Gen-Probe Inc. sont chargées de mettre au point le nouveau test, qui sera commercialisé sous le nom de Procleix.

Voir:

http://www.chiron.com/research/pipeline/procleix.htm

http://66.155.15.152/advocacy/nat.htm

http://story.news.yahoo.com/news?tmpl=story&cid=594&u=/nm/20020301/hl_nm/blood_5

Voir également le communiqué de la FDA:

http://www.fda.gov/bbs/topics/ANSWERS/2002/ANS01140.html


Succès d'une thérapie par les phages

Des chercheurs du "National Institutes of Health" ont pu, en association avec des scientifiques de la firme "Exponential Biotherapies" de Port Washington, utiliser une thérapie par les phages pour guérir des souris infectées expérimentalement avec une souche léthale d'un entérocoque résistant à la vancomycine. Alors que les souris non traitées moururent dans les 48 heurs, celles qui reçurent l'injection de bactériophages survécurent (la totalité pour celles traitées dans les cinq heures, la moitié pour celles ayant reçu le traitement 24 heures post infection).

Reference: B. Biswas, S. Adhya, P. Washart, B. Paul, A.N. Trstel, B. Powell, R. Carlton and C.R. Merril. 2002. Bacteriophage therapy reduces mice bacteremic from a clinical isolate of vancomycin-resistant Enterococcus faecium. Infection and Immunity, 70: 204-210.


Vaccin contre le virus West Nile

Une équipe de chercheurs du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIH, Bethesda, Maryland, EU) et du département des maladies virales de linstitut de recherche des armées (Silver Spring, Maryland, EU), a mis au point un vaccin chimérique contre le virus West Nile (basé sur le virus de la dengue) conférant chez la souris une protection totale contre le virus, avec une virulence périphérique et neurologique très diminuée.

Ces travaux, publiés dans les compte rendus de l’académie américaine des sciences, ont consisté à remplacer les gènes structuraux du virus de la dengue (DV) par ceux du virus West Nile (WNV), et à infecter des souris par le cDNA chimérique résultant. Ces gènes avaient auparavant démontré en laboratoire une grande capacité à induire une forte réponse immunitaire chez les souris.

On commencera à tester le vaccin le mois prochain chez les singes et on espère passer à l'expérimentation humaine à la fin de l'année 2002.

Référence: Alexander G. Pletnev, Robert Putnak, Jim Speicher, Eric J. Wagar, and David W. Vaughn . 2002. West Nile virus/dengue type 4 virus chimeras that are reduced in neurovirulence and peripheral virulence without loss of immunogenicity or protective efficacy. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 99: 3036-3041.

Voir: http://c.moreover.com/click/here.pl?e33284340

http://scientificamerican.com/news/030602/2.html


Espoirs pour la possibilité d'un traitement ou d'une vaccination contre le virus Ebola

Des chercheurs du "US National Institutes of Health" viennent de découvrir comment le virus Ebola attaque les cellules humaines. Les virions ont pour cibles les îlots lipidiques de la membrane cytoplasmique; ils leur sont nécessaires pour leur internalisation.

On espère dès lors utiliser le phénomène, soit pour la mise au point de vacccins, soit pour la création de drogues antivirales (anti-cholestérol ou antifungiques).

Référence: Sina Bavari, Catharine M. Bosio, Elizabeth Wiegand, Gordon Ruthel, Amy B. Will, Thomas W. Geisbert, Michael Hevey, Connie Schmaljohn, Alan Schmaljohn, and M. Javad Aman . 2002. Lipid Raft Microdomains: A Gateway for Compartmentalized Trafficking of Ebola and Marburg Viruses . J. Exp. Med. 195: 593-602

Voir: http://c.moreover.com/click/here.pl?e33258649


Un adénovirus du chimpanzé pour produire de meilleurs vaccins

Jusqu'ici , pour produire des vaccins contre certaines maladies, on utilisait des adénovirus humains porteurs d'autres génomes viraux (rage, variole, VIH). La réponse immunitaire qu'ils pouvaient induire était forte et durable in vitro. Malheureusement, in vivo, étant donné que les adénovirus sont responsables de nombreuses affections respiratoires humaines, il arrivait (pour un tiers des sujets) qu'ils soient neutralisés, dès leur injection, par des anticorps circulants. Le vaccin devenait alors inopérant.

Mais des chercheurs du "Wistar Institute" et de l'Université de Pennsylvanie viennent de montrer que le problème pouvait être résolu en remplaçant les adénovirus humains par un adénovirus du chimpanzé. Dans leur étude, ils utilisèrent deux vacccins contre la rage, l'un avec un adénovirus humain comme vecteur du génome viral, l'autre avec un adénovirus du chimpanzé. Ils purent alors constater que, chez les souris exposées aux deux vaccins, la réponse immunitaire humorale (production d'anticorps) fut forte, mais que, lorsque des animaux furent préalablement exposés à l'adénovirus humain, elle fut, chez eux, très fortement compromise alors qu'elle restait excellente chez les autres.

Ertl et ses collègues travaillent actuellement à mettre au point des vaccins qui utiliseront l'adénovirus du chimpanzé comme vecteur.

Référence: Zhiquan Xiang, Guangping Gao, Arturo Reyes-Sandoval, Christopher J. Cohen, Yan Li, Jeffrey M. Bergelson, James M. Wilson, and Hildegund C. J. Ertl . Novel, Chimpanzee Serotype 68-Based Adenoviral Vaccine Carrier for Induction of Antibodies to a Transgene Product . 2002. J. Virol. 76: 2667-2675

Voir: http://www.cosmiverse.com/science03060206.html


Le SV40 trouvé associé au lymphome non-hodgkinien

Étant donné que les premiers vaccins (entre 1955 et 1963) contre la polyomyélite étaient préparés à partir de virus cultivé sur des cellules de rein de singe, et parce que ces dernières abritaient le virus SV40 que l'on savait doté de propriétés oncogènes, il y a longtemps qu'on soupçonnait que la vaccination anti-polio pourrait être liée à des cancers humains.

Jusqu'ici rien n'avait été démontré, mais voici qu'un groupe de chercheurs (1) a pu montrer qu'on peut retrouver l'empreinte génétique de SV40 dans 43% de 68 tumeurs qu'ils prélevèrent chez des patients souffrant du lymphome non hodgkinien. En comparaison, SV40 ne put être trouvé que dans moins de 10% d'autres tumeurs cancéreuses. De plus, 40 échantillons provenant de sujets non cancéreux s'avérèrent tous négatifs.

Dans une autre expérience, menée par des investigateurs différents (2), on aboutit à des résultats très semblables: 42% des 150 tumeurs de lymphome non-hodgkinien furent positives, tandis que toutes les 186 autres tumeurs cancéreuses restèrent négatives.

Voir: http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1860000/1860042.stm

Référence: (1) Narayan Shivapurkar, Kenichi Harada, Jyotsna Reddy, Richard H Scheuermann, Yin Xu, Robert W McKenna, Sara Milchgrub, Steven H Kroft, Ziding Feng, Adi F Gazdar. Presence of simian virus 40 DNA sequences in human lymphomas . Lancet. 2002: 59: 851-52

(2) David Malkin . Simian virus 40 and non-Hodgkin lymph . Lancet. 2002: 59: (In the "Commentary")


Un virus de l'obésité?

Autant dans les pays riches que dans les pays pauvres, l'obésité gagne rapidement du terrain. On déplore généralement les mauvaises habitudes de vie, comme la nourriture trop riche et le manque d'exercice, et on sait également que l'hérédité peut jouer un rôle important. Cependant, certains spécialistes estiment que l'augmentation actuelle des cas d'obésité est trop rapide pour être expliquée par ces seuls facteurs. Deux chercheurs croient détenir la solution : et si un virus était à l'oeuvre?

Une hypothèse farfelue? Peut-être moins qu'on ne le croirait. En 1988, Nikhil Dhurandhar, spécialiste de l'obésité de Bombay, avait montré qu'un virus, appelé SMAM-1, est responsable de la prise de poids de poulets tout en provoquant un taux de cholestérol singulièrement bas. Le chercheur indien constatera aussi que plusieurs de ses patients obèses qui présentent des symptômes similaires sont porteurs des anticorps du virus SMAM-1, preuve qu'ils ont également été infectés par le virus. En collaboration avec Richard Atkinson, chercheur à l'Université du Wisconsin, un autre adénovirus, du nom d'Ad-36, a pu être identifié . Il provoquerait les mêmes symptômes que SMAM-1. Ces tests – dont les résultats viennent d'être publiés dans le périodique Nutrition Week – sont positifs chez le poulet,.

.Référence: Atkinson, R.L., et al. 2002. Evaluation of human viruses as an etiology of obesity in chickens. Atkinson, R.L., et al. Nutrition Week.. 23-27.


Retour de virulence du poliovirus vaccinal

Une récente étude montre que l'épidémie de polyomyélite qui a frappé Haïti et la République Dominicaine en 2000 aurait été causée par un poliovirus vaccinal atténué qui aurait regagné sa virulence en échangeant des gènes avec un entérovirus, un virus apparenté trouvé dans les intestins Le poliovirus, de nouveau virulent, se serait alors rapidement propagé.

Cette étude montre que le vaccin antipolio par virus tués serait préférable au vaccin par virus atténué. Elle met aussi en relief les difficultés d'éradication de la polyomyélite.

Référence: Olen Kew, ...et Ciro de Quadros. 2002. Outbreak of Poliomyelitis in Hispaniola Associated with Circulating Type 1 Vaccine-Derived Poliovirus Science 10: 226


Résultats encourageants pour un premier médicament oral contre la variole

Des chercheurs américains de l'université de Californie à San Diego ont annoncé avoir obtenu des résultats prometteurs en vue de la mise au point du premier traitement oral contre la variole, qui pourrait être utile pour lutter contre le bioterrorisme.

Il s'agit du "HDP-cidofovir", un dérivé du Cidofivir utilisé comme anti_HIV. Son utilisation a éliminé le virus mortel de la variole présent dans des cellules humaines cultivées en laboratoire et il s'est également avéré efficace contre un virus apparenté, le virus de la variole chez la vache, inoculé à des souris. Environ deux années de tests seront encore nécessaires avant des essais sur des êtres humains

La variole a été complètement éradiquée du globe, mais les experts craignent que quelques pays aient gardé des souches pouvant être utilisées pour une attaque bioterroriste. Or le virus tue en moyenne 30% des victimes infectées et des dizaines de millions de personnes n'ont pas été vaccinées depuis les années 70.

Voir: http://www.cnn.com/2002/HEALTH/conditions/03/20/smallpox.pill/index.html

Pour en savoir plus sur la variole et les traitements: http://www.emedicine.com/med/topic1903.htm


SIDA: CONFÉRENCES À SURVEILLER


MARS

International Congress on the Clinical & Social Impact of VIH/AIDS . 1 Mars 2002 .

AVRIL

4th International Symposium on the Clinical Implications of HIV Drug Resistance . 5-7 Avril 2002 . Francfort

IV International Conference on HIV/AIDS Infection in Women and Children . 11Avril 2002 . Rio de Janeiro

6th International AIDS Malignancy Conference. 22-24 Avril 2002. Bethesda

JUIN

12th International Symposium on HIV and Emerging Infectious Diseases . 13-15 Juin 2002 . Toulon

JUILLET

14th International Conference on AIDS. 7-12 Juillet 2002. Barcelone

NOVEMBRE

6th International Congress on Drug Therapy in HIV Infection . 17-21 Novembre 2002. Glasgow

DÉCEMBRE

HIV DART 2002: Frontiers in Drug Development for Antiretroviral Therapies. 15-19 Décembre 2002 . USA


AUTRES ASPECTS DE LA VIROLOGIE: CONFÉRENCES À VENIR


MARS

15th International Conference on Antiviral Research . 17- 21 Mars 2002. Prague

10th International Congress on Infectious Diseases. 11-14 Mars 2002 . Singapour

AVRIL

12th European Congress of Clinical Microbiology and Infectious Diseases. 24-27 Avril 2002. Milan

MAI

4th European Congress of Chemotherapy and Infection . 5-8 Mai 2002. Paris

102nd General Meeting of the American Society for Microbiology. 19-23 Mai. 2002. Salt Lake City, Utah

JUIN

Symposium on Genome Replication of RNA Viruses. 1-4 Juin. Helsinki, Finland.

The biannual FASEB meeting on Virus Assembly . 22-27 Juin. Vermont Academy, Saxtons River, Vermont.

JUILLET

21st Annual Meeting of the American Society for Virology . 20-24 Juillet – Université du Kentucky, Lexington

6th International Meeting on Molecular Epidemiology and Evolutionary Genetics in Infectious Diseases. 24-27 juillet 2002. Paris

XXIIth International Congress of Virology. 27 juillet -1 août, 2002. Paris

SEPTEMBRE

42nd Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC). 27-30 Septembre 2002 . San Diego

OCTOBRE

39th Annual Meeting of the Infectious Diseases Society of America. 24-27 octobre 2002. Chicago


 

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Mis à jour le 23 mars 2002