RÉCENTES PERSPECTIVES

EN VIROLOGIE

 

 

 


Revue de presse mensuelle VOL3 N°1 JANVIER 2003


Dans le domaine des sciences, nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois, et dans la langue de Molière, des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée. On y trouvera une sélection qui, sans prétendre être exhaustive, porte sur les recherches virologiques les plus récentes au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans les médias spécialisés.

De septembre à avril, le site sera constamment mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement

Pour toutes remarques, questions ou suggestions,

 Jean Robin, Ph.D.


DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE

Virologie fondamentale

 

Virologie médicale (VIH)

 

Virologie médicale et appliquée

(Autres virus)

Calendrier des congrès en virologie

VIROLOGIE FONDAMENTALE

 * STRUCTURE DES VIRUS

* CLASSIFICATION DES VIRUS

* ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS

* TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE

* DÉCAPSIDATION

* RÉPLICATION

* MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO

*INTERFÉRONS

VIROLOGIE MÉDICALE

 VIH

VIH : accord pour un éventuel vaccin

Un vaccin anti-SIDA en voie d'être développé

VIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS

 L'exposition au vaccin antipolyomyélitique contaminé par le SV40 ne serait probablement pas liée au cancer

Une infection virale pourrait être liée aux accidents cérébro-vasculaires.

Mise au point d'un vaccin dont l'efficacité est amplifiée par des gènes supplémentaires

Comment la grippe peut tuer

Avancée significative dans la lutte contre la fièvre aphteuse

Une drogue antivirale peut empêcher la grippe de s'étendre aux proches

Aux Etats-Unis, la mortalité par la grippe surpasse celle due au SIDA.

Pour se cacher, les virus herpès font s'effondrer le mécanisme cellulaire de détection virale

La vaccination anti-variolique minimale apparaît être la meilleure stratégie

CALENDRIER DES TOUS PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE


NOUVELLES EN VIROLOGIE FONDAMENTALE


STRUCTURE DES VIRUS


CLASSIFICATION DES VIRUS


MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO


INTERFÉRONS


NOUVELLES EN VIROLOGIE MÉDICALE


VIH


VIH : accord pour un éventuel vaccin

La société bio pharmaceutique Transgène, basée à Strasbourg, vient d'annoncer la signature d'un accord avec l'International AIDS Vaccine Initiative(IAVI) pour l'élaboration d'un vaccin innovant contre le SIDA.

Le vaccin, réalisé par l'Institut national américain des maladies allergiques et infectieuses utilise des vecteurs vaccinaux porteurs de gènes du virus SIV, l'équivalent pour le singe du VIH. Transgène produira les lots destinés à être utilisés par IAVI dans le cadre de ses recherches pré-cliniques.

Comme son nom l'indique, Transgène est spécialisée dans la conception et le développement des technologies de transfert de gènes et produits de thérapie génique. Quant à IAVI, c'est une organisation sans but lucratif qui s'est donné pour mission de développer des vaccins efficaces et abordables susceptibles d'être utilisés partout dans le monde.

Référence: Le Quotidien du Médecin, n°7247, p.9


Un vaccin anti-SIDA en voie d'être développé

Ainsi que l'a rapporté en 2001 la revue "Science", 24 singes rhésus macaques furent soumis à une stratégie vaccinale mixte utilisant deux composants différents, soit deux inoculations successives, d'abord d'un vaccin ADN pour sensibiliser le système immunitaire au HIV et, ensuite, d'un autre basé sur un poxvirus recombinant. On put alors constater que l'infection virale était contenue avec succès. Une autre étude, parue en octobre 2002 dans le "Journal of Virology", a pu déterminer que les niveaux d'Arn et d'AdN viraux avaient régressé, chez les singes, à des niveaux presque indétectables, niveaux rencontrés par ailleurs dans un petit sous-ensemble de personnes, les non-progresseurs à long terme, qui sont atteintes par le HIV mais ne développent pas le SIDA. Il fut aussi démontré que la stratégie vaccinale avait permis la production des trois protéines principales exprimées par HIV.

Cette stratégie vaccinique va maintenant être utilisée dans une épreuve clinique humaine étalée sur un an. Dans un premier essai, 30 volontaires humains séro-négatifs seront aléatoirement soumis soit au vaccin ADN à haute dose, soit au vaccin à dose faible, soit à un placebo. Ensuite, lors d'une deuxième épreuve clinique, le vaccin recombinant sera administré. Enfin, dans une troisième phase, on examinera les résultats.

Les études seront menées par GeoVax, Inc., une compagnie fondée par l'Université Emory. Le "Emory Vaccine Centre" fabriquera le vaccin.

Source: http://www.emory.edu/


VIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS


L'exposition au vaccin antipolyomyélitique contaminé par le SV40 ne serait probablement pas liée au cancer

Le vaccin contre la polio, utilisé dans les programmes d'immunisation de masse vers la fin des années 50 et le début des années soixante, a été contaminé avec le virus SV40, qui, par ailleurs, a été détecté dans quelques tumeurs humaines, en particulier le mésothéliome pleural. Cependant, l'élévation de l'incidence du mèsothéliome pleural entre 1975 et 1997 n'est probablement pas le résultat de la vaccination.

Pour déterminer si l'immunisation avec le vaccin contaminé a eu une incidence sur le mésothéliome pleural, les chercheurs ont utilisé les données d'incidence de ce cancer fournies par le "National Cancer Institute's Surveillance, Epidemiology, and End Results Program". Ils recherché les taux d'incidence du mésothéliome pleural de 1975 à 1997 selon le sexe et l'âge. Ils ont alors comparé ces taux avec l'exposition au vaccin suspecté.

Les auteurs ont alors constaté que les taux d'incidence avaient surtout augmenté chez les sujets de sexe mâle âgés de 75 ans ou plus, la catégorie d'âge qui avait probablement été la moins exposée au vaccin contaminé. Les taux d'incidence parmi les hommes des catégories d'âge les plus fortement exposées (entre 25 et 54 ans) sont restés stables ou ont même diminués. Des tendances semblables ont pu être observées chez les femmes. Les auteurs précisent que, quoique les femmes aient eu une exposition semblable au vaccin contaminé, le mèsothéliome pleural est demeuré très rare chez elles, et les quelques cas qui se sont produits se retrouvaient principalement parmi les personnes âgées qui étaient peu susceptibles d'avoir été vaccinées. En outre, tant chez les hommes que les femmes, l'analyse statistique n'a indiqué aucune corrélation entre la maladie et la vaccination.

Malgré tout, la présence de SV40 dans quelques tumeurs soulève la possibilité qu'il peut y avoir malgré tout une relation. En conséquence, une surveillance continue de toutes les cohortes vaccinées s'avère nécessaire.

Référence: Howard D. Strickler, James J. Goedert, Susan S. Devesa, John Lahey, Joseph F. Fraumeni, Jr., and Philip S. Rosenberg. Trends in U.S. Pleural Mesothelioma Incidence Rates Following Simian Virus 40 Contamination of Early Poliovirus Vaccines. J. Natl Cancer Inst 2003; 95: 38-45.


Une infection virale pourrait être liée aux accidents cérébro-vasculaires.

Le cytomégalovirus (CMV), un virus habituellement dormant qui peut causer la mononucléose, pourrait être associé à un plus gros risque d'accidents cérébro-vasculaires chez les personnes souffrant d'une maladie cardiaque.

Dans une toute récente recherche, les chercheurs ont étudié si l'exposition à quatre microbes pathogènes communs, soit le CMV, Chlamydia pneumoniae (infections respiratoires), Helicobacter pylori (ulcères), et le virus de l'hépatite A (affection hépatique), pouvait augmenter le risque.

Les chercheurs ont mesuré les anticorps spécifiques aux quatre microbes pathogènes dans les échantillons de sang prélevés sur 3.168 Canadiens dans le cadre de la "Heart Outcomes Prevention Evaluation (HOPE) study". Ils ont constaté que l'exposition au CMV a apporté un plus grand risque d'accidents cérébro-vasculaires que l'exposition aux autres microbes pathogènes, qui, par eux-mêmes, n'étaient pas liés au risque accru. Cependant, ils ont également constaté que les personnes qui avaient des anticorps pour chacun des quatre microbes pathogènes étaient 41 pour cent plus enclins à souffrir de tels troubles que celles qui n'avaient aucun anticorps ou n'en avaient qu'un contre l'un ou l'autre des autres microbes pathogènes.

Puisque que cette étude semble démontrer une implication virale dans les maladies cardio-vasculaires, il serait judicieux d'étudier plus systématiquement d'autres possibles étiologies. Les futures études pourraient ainsi porter sur d'autres infections virales, telles celles par les herpès 1 et 2.

Référence: Marek Smieja, Judy Gnarpe, Eva Lonn, Håkan Gnarpe, Gunnar Olsson, Qilong Yi, Vladimir Dzavik, Matthew McQueen, and Salim Yusuf . Multiple Infections and Subsequent Cardiovascular Events in the Heart Outcomes Prevention Evaluation (HOPE) Study. Circulation 2002 : 10000044-0.


Mise au point d'un vaccin dont l'efficacité est amplifiée par des gènes supplémentaires

On sait que les vaccins antiviraux agissent en présentant au système immunitaire une version inoffensive du virus. Celui-ci peut être mort, ou "atténué" - ainsi affaibli il ne peut pas causer la maladie chez l'homme. Les vaccins atténués travaillent mieux que les autres parce que le système immunitaire produit d'une réponse plus complète. Cependant, il est parfois nécessaire d'affaiblir tellement le virus qu'il ne présente plus une cible décente pour le système immunitaire.

Les scientifiques du "National Institute of Allergy and Infectious Diseases" à Bethesda, US, croient qu'ils ont trouvé une manière de stimuler le système immunitaire pour lui permettre de répondre au virus affaibli. Ils réalisent ceci en modifiant génétiquement le virus de sorte qu'il porte un gène humain. Ce gène, appelé le GM-CSF, synthétise un facteur de croissance qui stimule le système immunitaire. Les singes inoculés avec un virus ainsi modifié ont produit entre trois et six fois plus d'anticorps que ceux provoqués par le seul virus atténué

Référence : Alexander Bukreyev, Mario H. Skiadopoulos, Josephine McAuliffe, Brian R. Murphy, Peter L. Collins, and Alexander C. Schmidt More antibody with less antigen: Can immunogenicity of attenuated live virus vaccines be improved? PNAS 2002 99: 16987-16991


Comment la grippe peut tuer

Les scientifiques croient qu'ils sont près de comprendre pourquoi le virus de la grippe commune peut se transformer en virus tueur. La réaction immunitaire de l'hôte pourrait être le facteur principal.

Etudiant une souche virulente en laboratoire, ils ont constaté qu'elle déclenchait une immuno-réaction très forte, caractérisée par des niveaux élevés de cytokines, substances qui permettent au corps de tuer les cellules infectées. Cependant, tant de cytokines étaient produites qu'elles attaquaient les cellules saines du corps, provoquant un effondrement généralisé de l'organisme (multi-organ failure). Ceci va à l'encontre des théories admises selon lesquelles c'est le virus lui-même qui est responsable du décès de l'hôte.

Ceci pourra aider les scientifiques à développer des traitements en atténuant la réponse, mais ils devront faire attention à ce que les drogues ainsi utilisées n'endommagent pas également la capacité de l'hôte à combattre le virus.

Référence : C Y Cheung, L L M Poon, A S Lau, W Luk, Y L Lau, K F Shortridge, S Gordon, Y Guan, J S M Peiris Induction of proinflammatory cytokines in human macrophages by influenza A (H5N1) viruses: a mechanism for the unusual severity of human disease? The Lancet. Volume 360, Number 9348, 07 December 2002.


Avancée significative dans la lutte contre la fièvre aphteuse

La vaccination ne peut pas protéger les animaux contre la fièvre aphteuse, parce que le virus FMDV (Foot and Mouth Disease Virus) se propage de troupeau à troupeau avant que les vaccins puissent exercer leur effet protecteur (ce qui prend 7 jours). Mais, l'utilisation de l'interféron pourrait éviter un tel scénario. En effet, l'interféron, dont l'effet prend place au bout de quelques heures, protège les porcs contre l'infection pendant au moins 24 heures et semble arrêter la réplication du virus. Ainsi, combiné avec la vaccination, la molécule pourrait donner au vaccin le temps d'agir. En fait, avec cette double administration, on a pu protéger des porcs contre la maladie pendant au moins 5 jours.

Malheureusement, contrairement au cas de l'interféron humain - normalement employé pour traiter des patients atteint d'hépatite B ou C - il n'existe aucun système pour synthétiser de grandes quantités d'interféron animal. Pour obvier au problème, les virologistes ont introduit le gène de l'interféron du porc dans un virus inoffensif. L'injection de doses élevées du virus a produit assez d'interféron pour protéger les porcs contre la maladie.

Les études doivent être répétées pour le bétail - la cible principale des programmes de vaccination. Mais, déjà, les chercheurs sont en pourparlers avec des firmes commerciales productrices de vaccins.

Référence: Chisangaram, J., Moraes, M.P., Koster, M. & Grubman, M. J. Novel viral disease control strategy: adenovirus expressing alpha interferon rapidly protects swine from foot and mouth disease. Journal of Virology, 77, 1621 - 1625, (2003)


Une drogue antivirale peut empêcher la grippe de s'étendre aux proches

Quand une personne tombe malade, une drogue antivirale peut aider à arrêter la diffusion de la grippe aux proches. Dans une récente étude, 487 familles dont un membre était affecté ont été traitées soit avec un placebo inactif ou avec le zanamivir (Relenza), une drogue approuvée en 1999 qui bloque la neuraminidase, une enzyme trouvée sur la surface du virus de la grippe. Seuls les adultes et les enfants plus de 5 ans qui ne présentaient pas de symptômes grippaux ont été traités. Ainsi, sur une base quotidienne et pendant 10 jours, un total de 630 personnes ont reçu un placebo et 661 ont reçu le zanamivir. Le membre de famille qui ,à l'origine, a été infecté par le virus n'a reçu aucun traitement (ni drogue, ni placebo).

Les résultats montrent que la grippe s'est étendue aux proches dans 4% des familles traitées au zanamivir, contre 19% des familles ayant reçu le placebo. Ceci représente une protection de 81%. Le zanamivir s'est avéré également efficace contre les types A et B du virus.

On peut conclure que les inhibiteurs de neuraminidase sont efficaces en prophylaxie et en thérapie de la grippe. L'étude a été menée par la section " Recherche et développement " de GlaxoSmithKline, et certains des auteurs sont employés par la compagnie.

Référence: Arnold S. Monto, Michael E. Pichichero, Steve J. Blanckenberg, Olli Ruuskanen, Chris Cooper, Douglas M. Fleming, and Caron Kerr Zanamivir Prophylaxis: An Effective Strategy for the Prevention of Influenza Types A and B within Households . The Journal of Infectious Diseases 2002;186:1582-1588.


Aux Etats-Unis, la mortalité par la grippe surpasse celle due au SIDA.

La grippe a surpassé le SIDA comme cause de mortalité, en grande partie en raison de l'existence d'une population vieillissante chez qui le vaccin est souvent inefficace. En effet, les vaccinations annuelles ne protègent pas autant les systèmes immunitaires âgés que les plus jeunes. De plus, les personnes âgées, qui sont davantage susceptibles aux complications de la grippe, ne se font vacciner que pour environ 65 pour cent d'entre elles.

La mortalité par la grippe a quadruplé, aux Etats-Unis entre 1996 et 1998, passant de 16.263 cas à 64,684. Ceci frustre les experts en matière de santé publique qui avaient espéré que le développement du vaccin anti-grippal, il y a environ 40 ans, aurait eu un plus grand effet. En fait, on constate que ce vaccin est d'une efficacité décevante dans la population la plus susceptible: les 65 ans et plus.

Référence : William W. Thompson; David K. Shay; Eric Weintraub; Lynnette Brammer; Nancy Cox; Larry J. Anderson; Keiji Fukuda . Mortality Associated With Influenza and Respiratory Syncytial Virus in the United States. JAMA. 2003;289:179-186.


Pour se cacher, les virus herpès font s'effondrer le mécanisme cellulaire de détection virale

Les virus herpès sont notoirement connus pour leur capacité à se cacher du système immunitaire et à établir des infections persistantes. Les chercheurs ont découvert comment un virus herpès de souris échappe à la détection.

Comme des voitures de police surveillant un secteur, les cellules immunitaires connues sous le nom de cellules T cytotoxiques patrouillent l'organisme à la recherche de fauteurs de trouble, tels que les cellules infectées par les virus. Celles-ci arborent à leur surface des fragments de protéines virales. Quand les cellules T cytotoxiques trouvent ces protéines virales, elles détruisent la cellule et éliminent de ce fait le virus.

Des molécules connues sous le nom de molécules du complexe majeur d'histocompatibilité de classe 1 (MHC-1) sont responsable de l'exhibition des fragments de protéines ( peptides) sur la surface des cellules. Chaque molécule MHC-1 présentent un site de liaison au peptide et lorsque celle-ci est réalisée, le complexe MHC1-peptide voyage à la surface des cellules où le peptide est exposé et peut être détecté par les cellules T cytotoxiques. Ce mécanisme fait des molécules MHC-1 le mécanisme le plus important pour combattre la plupart des infections virales. C'est précisément là où les virus herpès ont évolué, trouvant un moyen de bloquer cette immuno-réaction.

Les chercheurs ont utilisé un virus de souris connu sous le nom de virus herpès gamma 2, un virus étroitement lié au virus herpès humain lié au sarcome de Kaposi, un cancer des vaisseaux sanguins qui affecte certains individus atteints du SIDA , pour découvrir exactement comment le virus procède. D'autres recherches avaient montré que les cellules assemblent les molécules MHC-1 avec l'aide d'autres molécules connues sous le nom de chaperons. Dans cette étude, les investigateurs ont constaté que dans les cellules infectées par le virus herpès gamma 2 , une protéine virale connue sous le nom de mK3 rejoint les chaperons et, pendant que ces derniers assemblent une molécule MHC-1, modifie subtilement cette dernière l'identifiant comme devant être dégradée par la cellule. Ainsi, au lieu de se déplacer à la surface des cellules comme elle le devrait, la molécule MHC-1 est détruite.

Ces résultats non seulement fournissent une meilleure compréhension des infections virales, mais ils offrent également des perspectives nouvelles dans les processus cellulaires immunitaires fondamentaux. L'action de mK3 représente une nouvelle stratégie pour bloquer l'immunité cellulaire, et elle suggère qu'il y a probablement d'autres protéines virales qui emploient des moyens analogues pour viser les molécules MHC-1. Les chercheurs cherchent à identifier ces interactions protéine-protéine additionnelles.

Référence : Lybarger L, Wang X, Harris MR, Virgin HW, Hansen TH. Virus subversion of the MHC class 1 peptide-loading complex. Immunity.2003.18: 121-130.


La vaccination anti-variolique minimale apparaît être la meilleure stratégie

Il apparaît qu'une politique de vaccination anti-variolique, qui se proposerait de vacciner préventivement un nombre très limité des individus potentiellement menacés et éviterait la vaccination de masse, serait la meilleure stratégie possible. Faire le contraire serait dangereux, ce essentiellement pour deux raisons :

- l'existence de complications associées à la vaccination anti-variolique, notamment l'infection des proches par les individus vaccinés ;

- l'augmentation des risques de la vaccination en raison du nombre plus grand de personnes atteintes soit d''immunosuppression, soit de dermatite atopique;

De plus, des études ont montré que la variole ne se propage pas rapidement dans les conditions normales. En fait, elle le fait plutôt lentement.

On estime ainsi, qu'une vaccination limitée aux personnels de santé, aux patients et à leurs proches, vaccination suivie d'un isolement efficace de ces individus, pourrait limiter l'infection à moins de deux générations contagieuses. Toute autre politique mènerait à une augmentation des effets secondaires et probablement à la mort. En attendant, un effort systématique d'approvisionnement en vaccins et de formation d'intervenants compétents devra être poursuivi.

Référence : L'article est disponible en ligne à http://www.annals.org et sera publié dans le numéro du 18 mars 2003 des "Annals of Internal Medicine"


CALENDRIER DES PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE


9-11 January, 2003. European Society for Clinical Virology Winter Meeting 2003. Estoril, Lisbon, Portugal

12 - 15 January 2003. 4th International Symposium on Perspectives in Clinical Microbiology and Infections. Venice, Italy

February 10-14, 2003. 10th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections. Boston,

7 - 11 April 2003. 152nd Meeting of the Society for General Microbiology. University of Edinburgh,

April 13 - 16, 2003. 10th International Workshop on HIV Dynamics and Evolution UCLA Conference Center, Lake Arrowhead, CA, USA

12 to 16 July 2003 . 22nd Annual Meeting of the American Society for Virology. University of California.

16/10/2003-19/10/2003. 3rd Edition. 3rd International Meeting on Antimicrobial Chemotherapy in Clinical Practice (ACCP) University of Genoa, Santa Margherita, Portofino. University of Genoa, Portofino, Italy

16/10/2003-19/10/2003. Second announcement. 3rd International Meeting on Antimicrobial Chemotherapy in Clinical Practice University of Genoa, Portofino, Italy


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Consulter le numéro de février 2002

Consulter le numéro de mars 2002

Consulter le numéro d'Avril 2002

Consulter le numéro de septembre 2002

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Mis à jour le 29 janvier 2003